Jean-Pierre Croset en dédicace à la librairie Bruneteaux

1557En 1557, Saint-Quentin est assiégée par l’armée espagnole venue de Flandres, mais ses habitants sont bien décidés à résister. Sous l’impulsion de l’amiral Coligny, la ville se bat avec acharnement durant vingt-sept jours, sacrifiant ses « Enfants » devenus de véritables remparts humains devant l’assaillant. Ces semaines gagnées affaiblissent l’ennemi : Philippe II, roi d’Espagne, renonce à venir assiéger Paris. Le Royaume de France était sauvé.

Laon, place fortifiée servait de regroupement des nouvelles troupes royales

Une grande partie de ce roman se déroule dans le nord de la France : Chauny, Saint-Quentin, Ham, Cambrai, Cateau-Cambrésis, Laon,… Les prisonniers faits par l’armée espagnole étaient conduits à Laon lorsque leur rançon avait été payée. Seuls les nobles et les officiers supérieurs bénéficiaient de cette faveur. Anne Dassonville, protégée de l’amiral Coligny, put avoir la vie sauve, l’amiral s’étant engagé à payer pour sa libération, et séjourna à Laon dans l’espoir d’y retrouver les siens.

« À la différence de Saint-Quentin, cette cité paraissait imprenable à cause de sa situation particulière, l’épaisseur de ses murs d’enceinte et la garnison de métier fortement armée qui séjournait à demeure dans la place. […]
Laon exploitait depuis des siècles de nombreuses carrières de sable et de calcaire, fournissant les matériaux nécessaires non seulement aux structures de défense mais aussi à l’ensemble des constructions. Tout cela faisait de cette localité - siège d’un bailliage du Vermandois récemment doté d’un tribunal - une cité riche et importante de Picardie. On comprenait mieux l’injonction d’Henri II à tous les hommes en état de porter les armes de rejoindre le duc de Nevers ici, pour former un embryon d’armée dans l’attente du retour de celle d’Italie. »

 

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