prix des postiers écrivains

Alexis Ruset Prix des postiers écrivains 2018

Alexis Ruset reçoit le Prix des postiers écrivains 2018 de la Fondation d'entreprise La Poste

Pour que la mort ne crie pas victoireAlexis Ruset a reçu ce mardi 16 janvier le prix des postiers écrivains 2018 pour son roman Pour que la mort ne crie pas victoire des mains de Philippe Wahl, président du groupe La Poste et en présence de Bruno Le Maire, Ministre de l'Economie et des Finances, à qui a été remis les 3 prix attribués à ce jour. Cet agrégé de lettres classiques, ancien élève de l’ENA, a brièvement enseigné avant d’intégrer la haute fonction publique puis d’exercer des responsabilités de cadre dirigeant, notamment au sein du groupe La Poste. Il se consacre aujourd’hui pleinement à l’écriture. Son deuxième roman, Pour que l’honneur soit sauf est à paraître chez Zinedi le 25 janvier 2018.

Remise du prix des postiers écrivains 2018

Le Prix des postiers écrivains
Ce prix littéraire, voulu par Philippe Walh, président du groupe La Poste, pour faire émerger les talents, et créé par la Fondation d’entreprise La Poste, est ouvert à tout éditeur qui a, au cours des trois dernières années, publié un ouvrage écrit en langue française par un postier, actif ou retraité. Le nom du lauréat est dévoilé chaque année en janvier par le président du groupe La Poste, lors de la cérémonie des vœux.
Placé pour cette troisième édition sous la présidence de Bénédicte des Mazery, écrivaine et journaliste, le jury fait son choix selon la créativité, la qualité littéraire, la pertinence et l'originalité des ouvrages.

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Pour que la mort ne crie pas victoire
Peu avant la guerre de 14, un jeune Alsacien fuit son pays occupé par l’Allemagne et vient se réfugier dans un hameau reculé des Vosges. Sa laideur physique et ses activités de guérisseur suscitent l’hostilité des habitants, qui, paradoxalement, ne rechignent pas à recourir à ses services. Octave, le forgeron, le prend sous sa pro¬tection, mais il part pour le front et les villageois en profitent pour assouvir leur haine, attisée par l’adjoint au maire, qui est aussi vétérinaire, et voit d’un mauvais œil les guérisons obtenues sur des bêtes qu’il n’avait pas su soigner. Octave exigera d’eux réparation.

Dans ce roman, Alexis Ruset nous fait pénétrer dans le quotidien et les mentalités de la vie rurale du début du xxe siècle et, en parallèle, dans celui des soldats engagés dans la guerre des tranchées au travers du journal que tient Octave. Il y parle de la peur, de l’intolérance et de la lâcheté qui conduisent les hommes à commettre le pire. Cependant, derrière l’infamie se dessine l’espoir, car c’est aussi d’amour et d’amitié qu’il s’agit.
Pour que la mort ne crie pas victoire est un roman écrit dans un style poétique et fluide, aux accents de tragédie et aux résonances actuelles.

Quand le Bien et le Mal se disputent les consciences
La vengeance est le principal ressort dramatique de ce roman. Un ressort puissamment orchestré par les Grecs et les classiques. S’y ajoute une dimension spirituelle, inhérente à l’époque où se situe l’action. Elle donne à Octave, le personnage central, une épaisseur humaine qu’il n’aurait pas sans le conflit intérieur qui le déchire, entre la vengeance qui dicte sa conduite et le pardon que requiert sa religion. Mais le thème central, qui donne son titre au livre, est la confrontation de l’homme avec son destin. Un thème universel, qui trouve une acuité particulière en temps de guerre.

Quand le passé parle au présent
Ce roman s’adresse particulièrement à ceux qui aiment la petite histoire dans la grande, celle des vies minuscules qui ont une résonance universelle. Le drame des migrants lui fait écho. Qu’est en effet ce jeune Alsacien, dit « le petit homme », sinon un réfugié que l’on rejette ? Qui est-il, sinon l’étranger dont on a peur parce qu’il n’est pas comme vous et vole votre travail ?

Les médias en parlent
« Sous la plume d’Alexis Ruset, tout est inventé et tout sonne vrai. » (Le Républicain Lorrain)
« Un livre magistral, lumineux et bouleversant. » (Le Courrier Picard)
« Dans ce roman, l’évocation du mal, de la haine et de la guerre est proprement formidable. » (Le Salon littéraire)