Salon de lecture
Chaque jour quelques pages à feuilleter
mais elle est où la menace ? C'est surtout ça qu'il faut me préciser. Un coup de missile par ci, une rétro-fusée par là et l'affaire est dans le sac Docteur Folamour. Nous sommes tous à la bienveillance des États-Unis. Laissons-les jouer à sauver le monde. Contentons-nous, nous pauvres coqs français de bien le vivre.
On n'a plus besoin d'un pauvre pecnot avec son calot et sa ration de survie. Il peut faire mumuse à la guéguerre s'il le souhaite mais pas sur notre dos. Je suis horrifié de savoir qu'un première classe fait la tortue (stigmate de camouflage ?) dans un bureau climatisé sans avoir de comptes à rendre sur un travail utile à la société. Un fonctionnaire travaille pour l'État mais aussi pour le citoyen.
Un jour Charlie-Hebdo a voulu dissoudre le Front National sur les bases que ce mouvement avait des conceptions anti-républicaines, je tiens à faire pareil pour tous les bataillons de kaki et de Navarre. Quel est le premier endroit où l'on érige comme qualités : la rigidité, le principe de virilité, le racisme, l'alcoolisme, le cloisonnement, l'instinct docile, l'attaque avant la conciliation ? L'armée.
Je suis pour une liberté totale, des gens, des choses, je voudrais tant que la douceur, le bonheur ne soient pas barricadés par une obligation d'encadrement. Qu'on stoppe ce besoin de montrer par l'apparat sa force de frappe (le 14 juillet est une abomination), je déteste la musique militaire faite de lourdeur et de crânerie. L'existence heureuse d'un homme ou d'une femme ne peut pas s'arrêter à un fonctionnement si hiérarchisé et fictif.
Je suis un citoyen moderne et adapté aux exigences du vingt-et-unième siècle. Je souhaite que l'on évacue toutes les casemates pour en faire des maisons folies. Je veux des rires et des soirées arrosées, je tourne le dos à cette société qui honore la mort. Le militaire ne charrie dans son sillage que pleurs et malheurs.
Autant je peux concevoir que nous ayons encore besoin d'un flic mais pas d'un militaire. Engageons-nous à les fusiller rapidement. Le monde et la France s'en porteront mieux. Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé.
XXVII
LOUIS VILLE
Le Biplan
20 Janvier 2005
Hier, la forme de ma vie prenait des allures d'eau de boudin. Les impôts me réclamaient des sous, l'évier de ma salle de bain était bouché par les longs cheveux d'une femme indocile aux lois de la mécanique des tubes, je n'avais donc le goût à rien. Heureusement sur les coups de vingt-deux heures, dans les caves du Biplan (scène lilloise que je ne saurais trop recommander) une cigogne de chanteur au charisme de buffle m'a redonné le sourire.
Comme une sorte de délivrance il s'est accaparé mes problèmes et m'a permis pendant deux heures de me sentir vivant. Ce monsieur s'appelle " Louis Ville ". Alors je sais, je vous ai déjà fait deux cents fois le coup du chanteur parfait au leitmotiv indépendant qui emballe les foules dans nos genres, nous les insoumis de la terre. Et je vais être obligatoirement obligé pour vous faire flasher d'utiliser des poncifs, des comparatifs avec notre galerie d'artistes communs.
Qui est " Louis Ville " ? Je sais pas très bien, je dois le rencontrer la semaine prochaine. Sur scène ça dépote, ça gueule, ça chiale et c'est bon, quant aux disques c'est relativement plus calme, plus léché mais tout aussi corrosif. " À quoi cela ressemble " ? Un mélange d'Arthur H (pour la voix), d'Arno (pour la présence) et de Brel (pour tout l'univers). Mais vous dire ça c'est vous mentir : ce garçon c'est lui, avec des tripes, un cœur et des couilles qui aiment les femmes et les hommes insoumis. Un parc d'extraction de nos misères : avec ses réverbères où les chiens pissent, ses hôtels pourris où s'échouent des inconnus aux doux sentiments. Sa captivante musique rock arabisante surlignée d'un blues de la Nouvelle-Orléans et ses deux acolytes (basse-batterie) font un boulot du diable.
Alors vous dire d'aller le voir en concert c'est une évidence. Ce n'est même pas un conseil c'est un devoir. Comme c'est bon de chanter " Le Gros Con " en pensant à la grosse blonde de 2002, en prévenant l'avenir du petit Nicolas et en priant que cette chanson ne soit pas autobiographique. Après tu peux chialer la bière à la main tellement c'est bon. Après c'est pas grave, tu as vingt-deux heures pour te sentir une merde. J'aurais juste une doléance à exprimer au Biplan : pouvez-vous libérer la charmante personne qui tient la caisse lors du prochain concert de " Louis Ville " afin qu'elle puisse profiter elle aussi du charisme de l'animal, sinon c'est intolérable de devoir souffrir le cul sur une chaise loin du bruit et de la fureur, loin du bonheur. J'ai une pensée pour vous, mademoiselle.
XXVIII
Jour J. Je suis sage cet après-midi. Pourtant, l'annonce de la venue prochaine de ma belle-mère a de quoi me faire monter quelques boutons sur la gueule. L'enfer aux pustules.
Elle est très gentille mais moi super méchant.
Dans le cendrier cela sent la mort. Depuis l'annonciation de sa descente vers mes terres, J'ai bien fumé trois paquets en moins de quatre heures, le record du monde ne doit pas être loin. C'est mon buraliste belge qui va être content... " Combien de cartouches monsieur Dudule ? "... " Tu peux mettre un carton entier pépère. J'en aurai besoin, figure-toi que mamy furoncle passe ses vacances dans mon quotidien. "
Trois jours chez moi à tisser une toile de sorcière, avec son alcool à méthylène surgissant de sa gorge chaude. Flûte, voilà déjà la pression, le houblon qui jute dans ma tête et sur mon épiderme. Vite de la crème anti-arachnéens. Je suis un cas caca tropique. Ma peau est révélatrice de mon manque de confiance. Qu'attends-je pour la foutre à la porte ?
Des gens bien intentionnés, des modèles de stabilité, m'ont expliqué qu'il fallait faire un parcours sans faute dès que l'on pense en couple. Que l'avenir de mon ménage tenait à cette alchimie entre compromis et tatamis. Famille-Patrie et tutie cantine. J'ai bien essayé, je tente encore, je ne pense pas avoir trop dérapé sur le bas-côté, les fossés n'ont pas encore pris toute la place mais je sens que cela vient. C'est bien simple, avec elle j'esquive les coups, je pivote, virevolte, papillote et bous intérieurement. Le pire de tout c'est ça : cet effet cocotte minute. Tic-tac voilà la poussée maximale interne de mes défenses à gros mots : " Salope, pétasse, anthrax baveux, excroissance, etc. ". Mes codes, mes warnings, bientôt n'y suffiront plus. Je prendrai mon balu et j'irai chanter la belle aventure humaine de l'homme seul face à sa merde. Heureux, content d'avoir enfin retrouvé la vraie libertad.
Le mot époux est une machination d'insecte. De commerciaux fabriquant des semaines de plaisir en Espace Renault. Je serais donc manipulé par un épicier français ? Le magnétisme d'Amélie Poulain. Dans " époux " tu entends épée et poux... Ça veut bien dire ce que cela veut dire. On te transperce le cœur au départ par fougue et passion pour ensuite te le faire embrocher au cathéter parce qu'il ne te reste de ton muscle émotionnel foutu, voire mort-né dans certains cas, qu'une trace de bave.
Réflexe animal, tu demandes une rallonge, ton palpitant qu'il faut doper à coups de subventions, de petits plaisirs Intermarché, FNAC et galeries pour Faillite. Voilà ce qu'il te reste : un crédit commercial pour sentir de loin l'allégresse.
Le fameux quotidien bouffe ta fusion amoureuse, le jour le jour qui flingue le camembert du Trivial Poursuite que tu avais mis tant de temps à remplir. La faute au dé qui fait double six. Tu vides donc tes quartiers de prescience, retournant au zéro absolu. Tu cherches d'autres âmes en peine. Mais rien ne vient. Il sera plus fort que nous.
J'en reviens à la marâtre. Choisir l'écriture pour dénomination sociale n'a rien arrangé dans nos rapports. C'est vrai qu'écrire c'est pas faire grand-chose. Lorsque tu bouquines tu as toujours l'impression de te cultiver le potager interne, de voir ton jardin pudique se gangrener de nouvelles fleurs qui piquent tes questionnements quotidiens sur le monde, tu rempotes tes vieilles croyances différemment, surtout après un bon décodage d'auteur à barbe blanche. Lorsque tu écris c'est tout toi qui sort faire un tour. Tu n'es qu'un simple moustique qui essaye vainement de piquer une niche à d'autres. Tu accumules et tu décharges. Point Final. Rien d'original. Après, les coucougnettes vides de " devoir coucher sur papier " toutes les parties intimes de ton être, tu es las et tu fixes le tube cathodique dans le plus bassement vulgaire. Tu te fais une opinion plus juste de tes voisins. Bref : tu désertes tes grandes manœuvres d'éducation de l'autre et tu te contentes d'être en phase avec tout un chacun. Le repos du guerrier est pour toi. Modifiant ton " I want to be Leonardo Da Vinci " en " I Can Be Michel Field ". Le soir vient et mercredi tu vois la plus belle fille de la terre et ton chanteur préféré.
XXIX
Avant de partir, il me fallait participer à une réunion avec un monsieur de la DDE pour une refonte totale de bâtiments dans la structure à laquelle je participe. Je suis berné volé ou bénévole. Les deux plénipotentiaires légales de l'association sont actuellement en réunion à la Réunion. Moi je me les gèle sur le macadam nordiste. La chance mes amis n'est pas affaire de goût. Je me colle donc une étiquette d'aimable sous-ambassadeur pour les symboliser.
Pourtant, en allumant la radio ce matin, une seule, une question primordiale compte : " Suis-je assez bien pour Georges W ???? ". Je ne suis pas le fils caché de Philipe de Grossouvre.
En qualité de Français de pure souche éloignée, vu le brouhaha récolté pour l'élection présidentielle d'un pays étranger, je me demande vraiment si Georges WB et non pas WC serait d'accord pour accepter un Gaulois moyen comme moi. Nous sommes tous les petits frères des pauvres du fanion aux cinquante étoiles.
On critique le drapeau américain et son président fantoche mais nous, pauvres Gaullistes, nous sommes quand même allés élire (par deux fois... honte suprême) l'incapable mondial le plus grandiose de la cinquième République. Je ne m'avance pas mais la guerre du golfe fait du bien à tout l'armement français donc à mort la bonne conscience ! voyons les choses d'un point de vue positif.
Pendant ce temps, l'autre me parle d'occupation des sols, luminosité et clarté de l'assemblage. Alors j'imagine qu'un producteur d'Hollywood doit pas mégoter sur les mètres carrés et donc j'en conclus que nous sommes bien loin du problème de nos cousins Ricains.
En même temps, je ne suis pas trop dans le débat car je ne suis là que pour préserver quatre lignes feutre tracées sur un cadastre. Si le marlou touche au centimètre d'un cheveu de l'occupation des sols : je dois bondir. C'est ma mission. On m'a commandité pour ce fait. Je m'en tiens à la virgule près. Le ton rigide et l'ambiance studieuse de mes petits camarades de réunionite me donnerait des envies de faire bouger les choses, lancer deux trois vannes bien tassées. Avec mon humour à deux balles je ne deviendrai jamais riche mais je suis souvent content de moi-même. C'est bien là l'essentiel.
Alors je lis Queneau entre quatre sourires aimables sous la table, je malaxe mon paquet de cigarettes et je maudis celui qui a décidé de faire la réunion dans une classe d'école ce qui m'empêche d'en griller une.
Mais je suis fidèle au poste. Les autres pourront vous le certifier. Je vois déjà le tableau tragique si pendant que je me carbonise les poumons, le fonctionnaire venait à rogner les angles je ne me le pardonnerais pas. On ne me le pardonnerait pas !
Déjà que je me suis gargarisé sur le mot " jeune " pendant les débats, que mon petit mouvement hésitant sur le serrage de paluche de fonctionnaires municipaux n'a pas plu et que l'idiot du village est venu défendre la cause d'une belle et grande enceinte éclairée au benzène.
Je vous évite le pire, personnages incapables, tergiversations sur la couleur du caleçon à adopter pour les heures de sport et prise de conscience qu'un adulte peut être handicapé et pourtant vivre et voilà qu'il est midi.
Résultat des courses : on n'a pas avancé, on a même compris que le projet c'était fumée sans feu mais grandes subventions dégrevées dans la poche du contribuable.
Trop tard pour aller au cinéma. Shit. Encore. Heureusement demain je vois mon chanteur préféré et la fille la plus formidable de la terre.
XXX
Elle est tellement jolie que cela devient une provocation. Vraiment. Quand elle sourit c'est un bonheur exponentiellement durable au temps qu'elle irradie. Il faudrait demander des financements pour le développement durable des nouvelles énergies non pollueuses. Par sa seule présence dans une pièce, il se dégage une chaleur que je n'ai encore jamais ressentie. À partir de là je veux bien rejoindre Greenpeace et m'affilier aux partis qui la prendront en tant qu'attachée de presse. Moi je ne sais pas quoi faire en face d'elle. La laisser courir le monde. Lui entendre dire que quarante moussaillons sont prêts à la défendre. Mais merde après tout, j'ai la trentaine et je ne peux plus monter aux arbres comme avant.
Bien qu'il m'échoie de beaux restes, j'aurais tendance à m'essouffler tellement elle capte de l'air. C'est un vrai bonheur de mourir asphyxié d'amour. Je veux tout faire vite avec elle. Ne plus attendre l'âge canonique du pape. Je suis certain qu'elle ne me prend pas au sérieux. Mais pourtant c'est la vérité. Un romantique vit ainsi. Tout feu, tout flamme. Il brûle follement une passion dévorante et les scories de son absence sont là pour lui rappeler la chaleur tenace qui continue de le harceler.
Laissez-moi le don de raccourcir les distances. Ces milliers de mots, ces centaines de lettres en fumée... je veux sa présence et rien ne me motive plus que ça.
J'ai arrêté de fumer mes trois paquets quotidiens ce matin même. L'idée est excellente. Je n'en suis pas peu fier. À la moindre envie de nicotine, à la première crise d'angoisse, au moment stressant du manque, ce qui me motive c'est que je penserai à elle. Car être loin de sa personne est bien plus insupportable que tout ce que vous pouvez imaginer sur la dépendance au tabac.
Essayez pour voir, vous les fumeurs, mes ex-copains, ceux qui connaissent le bonheur d'inhaler. Dès que vous avez la main qui se rapproche du paquet lors d'une de vos envies, retenez-vous... pas trop longtemps, je ne veux pas vous faire souffrir. Mais un petit moment afin de comprendre ce que l'auteur vit !
Ce qu'il ressent dans l'amour. Tout ce qui est bon de se rappeler, de tenir entre les doigts. De voir. De sentir. Toutes ces barrières infranchissables qui ne sont que de ridicules parterres qu'un seul pas terrasse dans la passion.
XXXI
Voilà du grain à moudre pour mon moulin. On attaque Mylène ! Une nouvelle biographie non officielle qui voit le jour par l'auteur de " Delon mon amour a couché avec mon fils et m'a fait un enfant dans le dos " ou le titre le plus long de la littérature française. Là, fini le Franck Riva d'extrême droite, on s'en prend à la gardienne du volcan comme disent les Mauriciens en parlant des chevelures rousses. Sur fond de roses et de colombes annonciatrices de paix ça balance pas mal sur la FM (qui n'est pas en modulation de fréquence).
Et toi, mon poulain qui lis ces lignes, tu penses que je vais rajouter un ingrédient à la sauce, que je vais mettre ma Taxe de Valeur Ajoutée sur le dos de cette pauvre chanteuse... Je te vois déjà me susurrer ce qui me fait généralement bondir. Oui je sais Mylène est une Canadienne... enfin disons plutôt qu'elle naquit en 1961 à Montréal pour vivre son enfance à Pierrefonds dans la banlieue.
Et de là, je te réplique en disant qu'il n'y en a pas beaucoup qui ont eu ce genre de drame et qui s'en sont sortis si bien. Elle a connu le caribou, l'élan, le froid, l'hiver, les chansons de Robert Charlebois et de Diane Tell (la fille de Guillaume qui décapite les pommes rien qu'en entendant le son de sa voix) et voyez ce qu'elle est devenue : une star ! Quand on aperçoit où en sont les autres " gueuleuses " : chapeau bas Mylène !
Même la suite est pas folichonne, elle arrive en France pour se cloîtrer à Ville-d'Avray, encore en banlieue... là elle aurait pu chanter du Renaud, mais non ! Elle évite le péril. Sans le bac et sans un sou, pouliche de compétition au Cadre Noir de Saumur, elle est obligée d'interpréter une chanson de Jérôme Dahan " Maman a tort ". Pour toute autre personne que pour elle, ça sentirait le roussi. Ça finirait dans un rôle de femme de ménage aigrie pour personnes âgées. Mais non. C'est le début du vedettariat.
Il faut se souvenir que dans les années quatre-vingt nous étions en pleine détresse musicale, le groupe phare en était à l'époque Indochine et Mylène Farmer aimait donc la pop synthétique morbide, d'ailleurs ne chantait-t-elle pas " On est tous des Imbéciles " comme s'il fallait qu'elle en rajoute une caisse ?
Mais, on a au moins (eu) le choix d'admirer sa plastique flamboyante et c'est toujours plus agréable que le thorax d'un Garou ou le fil de fer de René, La Farmer a déniaisé une sacrée tripotée de types dans mon genre qui regardaient encore " L'île aux enfants " et qui soudain se plongeaient dans un bain salutaire et sanitaire en pleine révolution française.
Nous avions trouvé notre chevalier d'Eon et on ne se trompait pas sur le capital sexuel du soldat. La libertine catin du microsillon français venait de prendre son envol dans nos slips délicats.
Mais encore une fois, l'image apparentée à Madona n'est que foutaise de maison de disques, c'est une mélancolique cette fille, une boudeuse charismatique, qui a même réussi, avant Jennifer Charles, à faire un duo avec mon copain Jean-Louis Murat (bien sûr J. Charles en a plus sous la semelle question glamour et variations vocales mais pas de " Regrets " à avoir de s'être duoaté avec le pater es Auvergne).
Parce que Mylène elle aime provoquer, c'est le Gainsbourg sans barbe, elle sodomise, elle androgenèse, elle spleene sacrément fort !
Son échec cinématographique l'a rendue plus chienne (rappelez-vous ce magnifique film de trois heures où le loup pleure et ce n'est pas une danse). Plus grunge en sera donc son retour. Après Gainsbarre c'est Kurt Cobain qui la motive et Bercy se trouva en Khaled une poupée qui fait non, non, non mais, le petit père du raï étant émigré sans papiers il ne pouvait pas refuser de chanter avec la star du moment.
Marie-Hélène Gauthier je te suis reconnaissante. Je t'aime M-H Gauthier. Tu as de par ta stature mondiale franco-française, de par ta jeunesse éternelle (elle a quand même quarante-trois balais la FM) réussi à devenir la Johnny Hallyday féminine et sans monter sur un bus de la place de l'étoile pour fêter tes quarante ans.
De plus, tes nombreux fans me permettent de survivre en m'achetant à prix d'or des goodies que tu offres gentiment aux journalistes qui s'empressent comme moi de les revendre sur e-bay, sans avoir de scrupules à détruire tes productions dans des lignes assassines, car ils ont la " Mes Moires " courte.
Non vraiment, ces otaries qui cherchent à trouver le putois dans ta salle de bain, qui deviennent des chiens de trace pour traquer les culottes que tu ne jettes pas dans ton public, qui philosophent sur ta remontée de mormone et tes névroses d'adolescente je trouve ça scandaleux.
À peine oserais-je te dire que tu devrais changer de mec. Franchement, Marc Levy c'est too much pour une fille comme toi. Tu le vois pogoter (et non pas pogromer) sur Dance Remixes ?
Ton exil aux States ne devrait pas s'éterniser sinon tu finirais par vouloir coucher avec Jean-Michel Oie et là on pourrait vraiment parler d'Anamorphosée quand on parlerait de toi.
Avec mes compliments sur ta carrière et surtout ne lisez pas cette biographie non officielle, mais consultez juste cet article sur la plus grande (fausse) rouquette de la chanson française, vous en apprendrez bien plus.
XXXII
Il pue la sueur du travailleur. Son haleine est fétide car il a imaginé résoudre son problème de virus plus rapidement. Aucune secrétaire pour lui servir un café. Il est vassal. Otage des disquettes. Il est important dans le fonctionnement d'un cartel. Quand il arrive, ce sont souvent des ouf de soulagement qui l'accompagnent.