Albert Bausil

Albert Bausil, poète, journaliste, meneur de revues, éditeur, découvreur de talents

Né d’un père audois et d’une mère catalane, Albert Bausil rayonna sur la vie culturelle et artistique de Perpignan, dans la première moitié du XXe siècle. Il fonda en 1917 un journal d’informations culturelles, artistiques et sportives qu’il dirigea jusqu’à sa mort en 1943 : Le Coq Catalan. Dans ce « Coq à talents » s’exprima une nouvelle génération de talents, dont le jeune Charles Trenet, qu’il rencontra en 1926. « J’ai découvert un génie, le fils du notaire », s’exclama l’Oncle Albert dans Perpignan, comme tous ses amis l’ont rapporté. Il publiera ses premières poésies, le fera jouer dans ses revues, l’encouragera à peindre, à écrire, à chanter. Albert Bausil rêvait d’une chanson française qui unirait le rythme, la poésie, les mélodies issues du jazz et du swing venus d’Amérique, d’Afrique, des Caraïbes. Charles Trenet l’a fait.

« Albert Bausil, poète fabuleux, qui ne voulut jamais quitter sa ville natale, aurait un nom célèbre et célébré s’il avait accepté de se faire “consacrer” par Paris. Il possédait un génial talent aux multiples facettes qui faisait de lui une sorte de Jean Cocteau roussillonnais. C’étaient deux êtres [Charles Trenet et lui] très semblables et très différents. » Louis AMADE in Il faut me croire sur parole, éd. Julliard, Paris, 1973.

Les éditions Zinedi publient une sélection de poèmes et textes en prose d’Albert Bausil sous le titre emblématique Le Coq Catalan. Pendant ce temps un disque était en préparation... aujourd’hui, il est devenu réalité : Sur les chemins d’Albert Bausil, une belle rencontre entre la poésie d’Albert Bausil et la musique d’Hugues di Francesco.