Actualités

Un sapin de livres pour fêter Noël

Par Le 24/12/2022

Sapin de livres 2023Il est de tradition de s’offrir des cadeaux à la fin de l’année, que l’on fête un événement religieux, le solstice d’hiver ou tout simplement le désir de démarrer une nouvelle année. Les éditions Zinédi vous souhaitent donc de joyeuses fêtes et vous invitent à plonger dans le catalogue de la maison pour y dénicher le livre que vous aurez envie de lire ou d’offrir. Vous en voyez quelques-uns parmi les plus récents (nous ne pouvions malheureusement pas tous les mettre) dans ce sapin de livres, écrits par des auteurs de talent : Martine Gasnier, Christine Sagnier, Françoise Delaire, Pierre Efratas, Gilles Pivard, Serguei Dounovetz, Brice Tarvel, Gilles Vidal, André Fanet, Fawaz Hussain, Hervé Mestron, Didier Goupil, Patrick Vincelet, Daniel Pasquereau, Joëlle Tiano-Moussafir.

N’hésitez pas à cheminer dans notre catalogue pour trouver votre bonheur.

Toute l’équipe des éditions Zinédi, Fabienne Germain (éditrice), Gilles Vidal (directeur de la collection « Textures »), Hélène Jeusset (directrice de la toute nouvelle collection « Poussez les murs ») et François Génissel (graphiste) vous souhaite une excellente fin d’année et de belles découvertes littéraires pour 2023.

Prix Vial de Saint-Bel pour Coco, reine des Tropiques

Par Le 05/12/2022

Prix vial de saint-bel pour Coco reine des TropiquesLe roman de Christine Sagnier, Coco reine des Tropiques, a reçu le Prix Vial de Saint-Bel ce vendredi 2 décembre 2022. Ce prix, décerné par le Groupement des écrivains médecins et l’Académie vétérinaire de France récompense un ouvrage mettant en exergue, avec humanité, les relations entre l’homme et l’animal.

Nouveauté Zinédi - Les Réprouvés

Par Le 05/12/2022

En librairie le 29 novembre 2022, Les Réprouvés de Martine Gasnier

Quand la Grande Peste ravagea l’Europe au Moyen Âge, l’ignorance et la haine déferlèrent.

Entre estuaire et marnières Prix du roman Gay 2022 catégorie Conte philosophique

Par Le 07/11/2022

Ce samedi 5 novembre 2022, Patrick Vincelet s'est vu remettre le Prix du roman Gay 2022 dans la catégorie Conte philosophique pour son roman Entre estuaire et marnières, paru aux éditions Zinédi.

Au cours de son parcours, le héros de ce roman se confronte à de peu recommandables individus mais rencontre et connaît ainsi l'existence d'un groupe philosophique et éthique affirmant son identité homosexuelle dans le respect de la vie et l'éthique de la différence. C'est cette belle rencontre romanesque et philosophique qui a emporté l'enthousiasme du jury.

Nouveauté Zinédi - Il était une fois... Les contes et légendes de Normandie

Par Le 30/10/2022

En librairie le 31 octobre 2022, Il était une fois... Les contes et légendes de Normandie, de Pierre Efratas et Gilles Pivard

Bienvenue dans la Normandie légendaire et mystérieuse revisitée avec humour, poésie, modernité.

Dans cette version revisitée des contes et légendes de Normandie, les auteurs mêlent astucieusement une gouaille très rabelaisienne à un regard contemporain non dénué d’ironie, voire d’impertinence.

Nouveauté Zinédi - Le Crâne de Mozart

Par Le 04/10/2022

En librairie le 4 octobre 2022, Le Crâne de Mozart, d’Hervé Mestron

Hervé Mestron nous plonge ici dans l’une des plus grandes énigmes de l’histoire de la musique.

Durant plus de deux siècles, la science a essayé d’expliquer les raisons de la mort de Mozart à partir d’analyses pratiquées sur un crâne, conservé au musée de Vienne. Mais, après de nombreux diagnostics, parfois farfelus, une contre-enquête vient apporter un éclairage différent sur l’authenticité de la relique.

Nouveauté Zinédi - L'autruche est trop lourde pour voler

Par Le 06/09/2022

En librairie le 6 septembre 2022, L’autruche est trop lourde pour voler, de Patrick Vincelet

Questionnements et angoisses de l’adolescent et du jeune adulte de 14 à 30 ans : explications, causes, effets, actions, solutions.

Le psychanalyste Patrick Vincelet dresse une sorte d’inventaire des embûches rencontrées par les jeunes en pleine mutation, sous forme de fiches synthétiques, en présente les effets et les risques, alerte sur les signes qui nécessitent une aide d’urgence, donne des conseils utiles pour les jeunes, leurs parents et leur entourage, ouvre la réflexion.

20 ans, le Zinédiversaire

Par Le 01/07/2022

Le Zinédiversaire (air connu)

Pour tout bagage, on a vingt ans
La bibliothèque des parents
On a lu l’Tiers livre et Ronsard
On a toujours des livr’s en r'tard
Quand on lit c'est pour tout' la vie
Alors on édit’ra aussi
On veut découvrir un Céline
ou une Duras, on imagine

Les éditions Zinédi font peau neuve pour leur vingtième anniversaire

Par Le 24/12/2021

Avec la complicité de François Génissel, les éditions Zinédi se sont dotées d’une nouvelle identité visuelle et d’un nouveau logo et se préparent à fêter leurs 20 ans d’existence en 2022.

Charte graphique reduit

Prix unique des frais de port pour le livre : chronique d'un échec annoncé

Par Le 08/10/2021

L’Assemblée nationale vient de débattre d’un projet de loi sur l’économie du livre qui vise, selon ses initiateurs, à garantir des conditions équitables aux différents acteurs de la filière. L’objectif annoncé est de remédier à l’inégalité de traitement concernant les tarifs d’expédition du livre selon qu’ils sont envoyés par une grande plate-forme, genre Amazon, ou par une petite entreprise.
Sur le principe, on ne peut que se réjouir des intentions affichées.
Actuellement cette inégalité de fait porte atteinte au principe du prix unique du livre. Tout le monde doit le reconnaître.
L’association L’Autre livre, qui regroupe près de 200 éditeurs indépendants, se bat depuis plusieurs années sur ce sujet. Nous sommes ainsi à l’origine d’une pétition qui réclamait un tarif postal préférentiel pour le livre et avait réuni plus de 4000 signataires parmi les professionnels du Livre (auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires…).
Pour nos maisons d’édition, le coût d’envoi des livres est devenu exorbitant et menace parfois même leur existence.
Lors du confinement, le Gouvernement avait décidé de mesures exceptionnelles pour rembourser les libraires de leurs frais d’envoi. Cette mesure a été mise en œuvre à la fin du confinement mais elle a néanmoins bénéficié à beaucoup.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus de faire un simple geste  ponctuel mais de modifier des conditions économiques du secteur. Le but visé semble surtout être de contraindre les grandes plate-formes à payer plus cher.
Selon nous, ces diverses mesures ne sont pas la bonne réponse à apporter au problème posé.

En tant qu’éditeurs indépendants, nous aussi, nous expédions des livres (aux auteurs, aux libraires, aux journalistes, aux bibliothèques, aux lecteurs…). Et nous sommes gravement pénalisés par la situation actuelle. Pensez qu’un roman de 250 pages au prix public de 15 euros coûte plus de 5 € de frais postaux ! Un tiers du livre y passe… Autant que la remise au libraire et plus de trois fois ce qui revient à l’auteur !
Malgré le sérieux de nos arguments, on nous a toujours objecté que, du fait du statut de la Poste, l’Etat serait obligé de compenser sa perte de chiffre d’affaires. Mais les mesures déjà prises (et celles qui sont envisagées) réduisent à peu de chose la portée de cette objection.
Il faut enfin des mesures radicales pour garantir un vrai prix unique du livre, incluant les frais d’envoi.
L'association soumet deux idées :

1 – Ce n’est pas telle ou telle catégorie d’acteurs du livre qui doit bénéficier d’un effort… Mais tous ceux qui envoient des livres. Qu’ils soient auteurs, éditeurs, libraires, lecteurs. Il s’agit (comme cela fut fait après-guerre pour les journaux, afin de favoriser la liberté de la presse), aujourd’hui de favoriser la circulation des livres, pour aider à la promotion de la culture et de la lecture. C’est donc le livre, en tant qu’objet culturel, (et non tel ou tel acteur) qui doit bénéficier d’un tarif préférentiel.

2 – Nous faisons une proposition claire et simple : il existe dans la tarification de la Poste un tarif spécial, dit « livres et brochures », censé encourager la promotion de la francophonie à l’étranger. Ce tarif est beaucoup plus avantageux que ceux qui nous sont imposés pour les expéditions en France. Nous demandons purement et simplement la généralisation de ce tarif à tous les envois de livres.

Ainsi s'exprimait Francis Combes sur le site de l'autre LIVRE le 7 octobre 2021.

Nous semblions entendus jusqu'au plus haut niveau ! Mais nos revendications légitimes ont été détournées pour imposer des frais d'expédition minimums pour l'envoi de livres, dont le plancher n'a pas encore été fixé. On parle de 3 à 5 €. C'est le texte de loi qui vient d'être adopté par l'Assemblée nationale. L

Qui seront les gagants ? Les libraires ? Certainement pas, les lecteurs, habitués à commander en ligne, ne se rueront pas davantage dans les librairies ou ce sera à la marge. En outre, ceux-là mêmes qui ont des sites de vente en ligne se tirent une balle dans le pied car ils seront logés à la même enseigne. Amazon ? Sans doute : le géant américain dispose de ses propres moyens de distribution et ne fera que se mettre cette nouvelle manne financière dans la poche. Les éditeurs ? Ceux qui disposent d'un réseau de distribution ne seront pas touchés, mais ils se priveront sans doute d'une part de chiffre d'affaires réalisé en ligne. Quant aux très nombreux éditeurs indépendants qui n'ont pas de distributeur, donc peu de visibililté en librairie, ils ont tout à perdre, car ils ne pourront plus offrir à leurs clients une part non négligeable des frais d'expédition. Les lecteurs ? ceux qui sont éloignés des librairies, éloignement, handicap, etc. paieront leurs livres plus chers. Les auteurs ? Sûrement pas : le marché de l'occasion va être favorisé par cette mesure où les créateurs et les éditeurs ne sont pas rémunérés.

Et le grand perdant dans tout ça ? La bibliodiversité car de très nombreuses petites maisons d'édition indépendantes, courageuses, audacieuses, déjà mises à mal par la crise du Covid, seront amenées à fermer leurs portes. Les auteurs publiés par ces maisons qui prennent tous les risques pour les faire connaître auront de plus en plus de mal à se faire éditer, car pas assez commerciaux ou pas assez connus ou ne disposant pas d'un relationnel suffisant, et se verront contraints de remiser leurs textes dans les tiroirs ou de se tourner vers l'autoédition... chez Amazon !

Réédition du récit de Christine Sagnier Un ange est passé

Par Le 27/05/2021

Un ange est passé, récit de Christine SagnierChristine Sagnier dans son récit bouleversant, Un ange est passé, nous dit le bonheur d'attendre un enfant et le désespoir de le perdre au bout de huit mois de grossesse.

Passée cette quasi-résurrection à laquelle l’écriture a largement contribué, je sais qu’il y aura encore et encore ces périodes d’abattement et de vide intérieur, ces moments de désespérance où la mort reprend allègrement son travail de sape. Je me suis résolue à vivre avec cette peur qui entrave toute idée d’un avenir lointain. Revivre est en fait un travail de tous les instants, une sorte de gymnastique de l’esprit, un jeu de cache-cache avec les idées sombres où le moindre écueil prend des allures de montagne. Alors revient cette sensation d’être aspirée vers le néant, et cette lucidité qui vous ronge parce que vous, vous savez que la vie peut basculer à chaque instant !

Une partie de moi-même est morte et bien morte avec Mathieu, l’autre se bat pour vivre. Mais vivre, est-ce accepter ou vivre avec ? Peut-on un jour admettre l’inadmissible ? (1998)

 

En relisant cette préface écrite il y a plus de vingt ans, je peux affirmer aujourd’hui – j’en suis heureuse et fière – que je me sens entière et bien vivante, amputée d’aucune partie de moi-même, mais qu’au contraire, Mathieu est en moi pour toujours ; sa mort et sa présence, l’une et l’autre n’étant pas antinomiques, ont fait ce que je suis. Aujourd’hui, je m’autorise à imaginer mon bébé me souriant ; c’est une libération. (2020)

Zinédi invité sur France 3 Normandie Ensemble c'est mieux

Par Le 25/05/2021

Les éditions Zinédi étaient invitées sur le plateau d'Ensemble c'est mieux" sur France 3 région Normandie. Le replay du 25 mai peut être vu en cliquant sur le lien de l'émission ci-dessous.

Edition indépendante, la survie

Par Le 14/11/2020

Après le premier confinement et la fermeture des librairies, les éditeurs ont vu tous les salons et rencontres annulés, autant d'événements importants pour rencontrer le public. Bien décidés à se remonter les manches, 5 maisons d'édition normandes (La Marmite à mots, Le Soupirail, Rabsel, FL éditions et Zinédi) ont monté un collectif, Le Havre aux livres, pour mener des actions visant à apporter de la visibilité à leurs catalogues et aux auteurs. Première action du collectif : l'ouverture le 3 novembre d'une boutique éphémère au Havre autour de rencontres littéraires, ateliers, expositions. Avec la nouvelle fermeture des commerces « non essentiels », la boutique physique s'est transformée en boutique en ligne proposant le click&collect, la livraison ou l'expédition, avec une sélection de quelques ouvrages pour aller vite. Pour le retrait des commandes, les éditeurs se relaient sur place, de 10 h à 19 h 30, 3 jours par semaine les mardi, jeudi et samedi, et répondent aux questions des visiteurs et des passants sur cette initiative (saluée par tous) et les livres proposés en vitrine et espèrent une réouverture au plus vite pour donner tout son sens à ce projet.

Les médias en parlent :

Paris-Normandie du 9/11/2020

201109 paris normandie le havre aux livresReportage de France 3 Normandie sur Le Havre aux Livres du 9/11/2020

Paris-Normandie du 8/11/2020

« En raison du reconfinement, l’ouverture d’une nouvelle boutique éphémère d’éditeurs normands prévue mardi dernier (jusqu’au 31 décembre) a été reportée. Les deux Havrais (La Marmite à mots/jeunesse et Rabsel/spiritualité) et les trois autres Normands (FL Éditions/photo, Zinédi/littérature générale francophone et Le Soupirail/littérature française et étrangère contemporaine) réfléchissent aujourd’hui à la manière d’entrer en contact avec les lecteurs. Entretien avec Emmanuelle Viala Moysan, éditrice au Soupirail en Basse-Normandie. » Interview en libre lecture sur le site de Paris-Normandie.

Ouest-France du 13/11/2020

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Si, vous aussi, vous tenez à la bibliodiversité, n'hésitez pas à consulter nos catalogues et à commander nos livres chez votre libraire préféré ou sur nos sites. Evitez les grosses plates-formes d'e-commerce qui nous référencent mais ne vendent pas nos livres.

5 éditeurs normands réunis pour lancer une boutique éphémère

Par Le 12/10/2020

Badge colov2Cinq maisons d'édition en Normandie unissent leurs forces, leurs convictions, leurs passions pour continuer à faire vivre la bibliodiversité : La Marmite à Mots, jeunesse, Éditions Le Soupirail, littérature française et étrangère Éditions Zinédi, littérature générale, RABSEL Éditions, spiritualité, FLéditions, photo. Le projet ? Ouvrir une boutique éphémère au Havre en novembre et décembre, Le Havre aux livres pour aller à la rencontre de notre public, partager nos expériences éditoriales, faire connaître notre métier et notre savoir-faire et faire face, ensemble, aux difficultés économiques qui touchent durement les maisons d'éditions indépendantes, fortement et durablement impactées par la crise sanitaire. La visibilité durement acquise en librairie s'est effondrée : nous avons dû reporter ou annuler nos parutions, les manifestations littéraires s'annulent les unes après les autres, les libraires ont fait le choix, compréhensible, de mettre en avant les blockbusters littéraires et les livres des grandes maisons de la rentrée littéraire, puis des prix pour des raisons économiques.

L'ouverture d'une boutique éphémère créative et innovante va nous permettre de créer un événement inattendu, surprenant et attisant ainsi la curiosité. La création d'un showroom temporaire suscitera l’intérêt car il n'existe quasiment pas de boutique dans ce genre. De plus, nous pourrons aussi y présenter notre fonds et pas uniquement nos nouveautés.

Par ailleurs, cette première mutualisation pourrait servir de base à une réflexion plus vaste à entamer entre éditeurs indépendants d'une même région sur la création d'une association d'éditeurs et de la nécessité de se regrouper sur un certain nombre d'actions.

Nous avons besoin du soutien de tous, vous pouvez nous aider à concrétiser ce projet, qui a reçu le soutien plein et entier de la Drac, de l'agence Normandie Livre et Lecture, de la région, en contribuant pour quelques euros au financement participatif sur Ulule et en venant nous rencontrer aussi bien sûr !

Tribune collective pour un tarif postal du livre

Par Le 20/05/2020

Pour libérer l’envoi des livres: le tarif postal dédié aux livres

« Face aux difficultés du secteur du livre, un collectif d'associations d'éditeurs et de libraires propose une solution que défendent auteurs, éditeurs, diffuseurs, libraires et lecteurs: le tarif postal spécifique à l’objet livre, pour aider à « atteindre chaque lecteur où qu’il soit ». Ce serait là un « signe brillant, positif, résilient », sans quoi « nous risquons d’abandonner le commerce du livre aux grandes plateformes du web qui pratiquent une concurrence déloyale ».

La tribune complète est à lire sur Médiapart ou en téléchargement en bas de ce billet. Elle est signée par :

AMEB maisons d’édition de Bretagne,
Éditeurs associés de l’Est,
Éditeurs des Hauts-de-France,
coll. libris éditeurs en Pays de la Loire,
N2L éditeurs de Normandie,
Éditeurs de Nouvelle-Aquitaine,
ERO éditeurs de la région Occitanie,
Éditeurs du Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur,
EIRA éditeurs en Rhône-Alpes et Auvergne,
AETI éditeurs de Tahiti et des îles,
Jedi Paca, France Photo Book,
Les Éditeurs associés,
L’autre livre,
UEVI éditeurs de voyage indépendants,
SEA Syndicat des Éditeurs Alternatifs,
SLF Syndicat de la Librairie Française,
LILE libraires de l’Est,
alip libraires en Pays de la Loire,
ARLL Mayotte, Libraires en Normandie,
LINA libraires de Nouvelle-Aquitaine,
Librairies Initiales,
Libraires Ensemble,
Comité Quartier Latin,
CIL Confédération de l’Illustration et du Livre,
MEL Maison des Écrivains et de la Littérature,
Pen club français,
FILL Fédération Interrégionale des agences du Livre et de la Lecture

La tribune est disponible en téléchargement 20200520 tribune tarif postal livre20200520-tribune-tarif-postal-livre.pdf (670.01 Ko)

Lettre ouverte au ministre de la Culture

Par Le 29/04/2020

L'association l'autre LIVRE, qui regroupe 250 maisons d'édition indépendantes, écrit une nouvelle fois au ministre de la Culture, Franck Riester, pour demander un tarif postal privilégié pour le livre, comme c'est le cas pour la Presse depuis la Libération :

Lettre ouverte au ministre de la Culture

à M. Franck Riester, Ministre de la Culture

Paris le 27/04/2020

Monsieur le Ministre,

Vous avez annoncé que vous alliez rendre public, dans les jours qui viennent, un ensemble de mesures concernant la filière du livre.

Nous avons de sérieuses raisons de redouter les conséquences de la période que nous traversons sur la vie et l’activité de l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre.

La fermeture des librairies (qui met de nombreux libraires indépendants dans une situation délicate) a aussi un effet immédiat et direct sur nos maisons d’édition. Nous craignons qu’un certain nombre d’éditeurs d’indépendants n’y survivent pas.

S’ils disparaissent, ce sont des catalogues qui vont disparaître des rayons des librairies. C’est avant tout la capacité de création éditoriale, la diversité et le pluralisme culturel de notre pays qui seront abimés. Dans certains domaines, en particulier ceux qui sont jugés non commerciaux, les petits éditeurs, les éditeurs indépendants qui sont animés avant tout par la passion du livre, jouent un rôle de création essentiel. C’est le cas notamment pour la poésie, la nouvelle, la philosophie, l’essai, la traduction, l’histoire régionale et sociale, le livre jeunesse…

Parmi les mesures qui nous paraissent indispensables, il y en a une à propos de laquelle nous vous avons écrit dès les premiers jours du confinement et sur laquelle vous nous permettrez de vous relancer.

Les circonstances actuelles rendent en effet urgent la mise en œuvre d’un tarif postal préférentiel pour le livre, à l’image de ce qui existe pour la presse.

Actuellement les tarifs postaux qui nous sont imposés quand nous envoyons nos livres aux libraires, aux bibliothécaires, aux lecteurs, pèsent très lourd dans l’économie de nos maisons.

Cette revendication qui est aujourd’hui soutenue par plus de vingt associations d’éditeurs, nationales et régionales, n’est pas une revendication catégorielle, voire « corporatiste ». Elle répond à une nécessité pour tous les acteurs de la filière du livre : qu’ils soient auteurs, éditeurs, distributeurs, libraires, bibliothécaires, lecteurs.

Elle a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs pétitions dont celle qu’avait lancée notre association et qui avait recueilli plus de 4 000 signatures.

D’autre pays européens, comme vous le savez, pratiquent une tarification spéciale.

En France, il existe un tarif postal particulier, dit « livres et brochures » qui n’est appliqué que pour les envois à l’étranger, afin d’aider à la promotion de la culture française à l’étranger.

Mais aujourd’hui, c’est ici même et maintenant qu’il faut soutenir la diffusion de la culture.

Nous pensons donc qu’il faudrait sans tarder généraliser ce tarif aux envois de livres en France et dans les TOM-DOM.

Il n’est pas dit qu’un tel tarif entraîne un manque à gagner pour la Poste, car il pourrait favoriser en retour une plus grande circulation postale des livres.

Ne pas donner droit à cette revendication serait par contre favoriser les géants du commerce en ligne qui risquent fort de profiter de la crise actuelle, au détriment des autres acteurs de la filière.

Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à notre demande, nous sommes à votre disposition pour toute concertation et vous prions de croire en l’assurance de notre considération.

Francis Combes

Président de l’autre LIVRE
www.lautrelivre.fr

Vous pouvez retrouver les précédentes lettres adressées au ministre de la Culture et au ministre de l'Economie et des finances sur « Nos revendications ».

Jean-Pierre Croset s’en est allé

Par Le 24/04/2020

Jean-Pierre Croset« Mais qui est donc ce monsieur Croset, à la plume parfois légère et coquine, au récit sacrément épique, dont aucune ligne ne manque de souffle ? La vie de Jean-Pierre Croset, à elle seule, pourrait donner lieu à un joli roman, dont il livre ici quelques pages. » écrivait Nicolas Totet dans le Courrier Picard à la sortie de son roman 1557, « roman historique sur le siège sanglant de Saint-Quentin, sa ville natale. » Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, qui connaît parfaitement l’histoire de Saint-Quentin dont il fut maire jusqu’en décembre 2016, a été sensible à ce roman qui relate de façon très détaillée cet événement historique. « Ce chapitre tragique et glorieux de l’histoire de Saint-Quentin et de l’Histoire de France, Jean-Pierre Croset nous le fait revivre dans un roman à la Dumas, au travers d’une succession d’intrigues captivantes vécues par des personnages aussi bien fictifs que réels. », écrit-il dans sa préface.

Comédien de formation, ancien élève du cours Simon, Jean-Pierre Croset s’oriente en premier lieu vers la chanson. Avec Alain Féral, ils montent un duo, « Les Mandragores », et se produisent dans les cabarets. Il prend goût à l'écriture de chansons et produira plus de 300 textes. En 1963 il reçoit le prix international du disque de l’Académie Charles Cros. Il poursuit en parallèle une carrière dans l’édition, chez Hachette.
Sa corde artistique n’a jamais cessé de vibrer et après 30 ans de vie professionnelle comblée, il revient à ses premières amours : la musique, le chant et l’écriture.
Sa bibliographie rassemble plusieurs textes : Sur tous les tons, recueil des textes de ses chansons paru chez Jean-Claude Lattès, un premier roman, Écris-moi, paru aux éditions Liriade en 2014, 1557, son deuxième roman, paru en 2016 chez Zinédi, Et si l’Oubli avait un trou de mémoire ?, un recueil de contes et nouvelles, paru en 2017 chez Lame vague éditeur.
Il est lauréat 2017 du prix Jean de La Fontaine, organisé par la ville de Château-Thierry et l’Académie Charles Cros, pour lequel il a obtenu le premier prix, avec sa fable intitulée La Tuile et l’estragon.

Installé dans sa maison de Monceaux-au-Perche, il mettait la dernière main à son prochain roman à paraître chez Zinédi en 2020 quand les muses l’ont enlevé.

Les éditions Zinédi perdent un ami, un saltimbanque à la jolie plume et au caractère joyeux. Elles s’associent à la peine de ses proches et de son âme soeur.

Nous lui rendons hommage avec ce texte de Louis Amade chanté par Gilbert Bécaud : Quand il est mort le poète.

Quand il est mort le poète,
Quand il est mort le poète,
Tous ses amis,
Tous ses amis,
Tous ses amis pleuraient.

Quand il est mort le poète,
Quand il est mort le poète,
Le monde entier,
Le monde entier,
Le monde entier pleurait.

On enterra son étoile,
On enterra son étoile,
Dans un grand champ,
Dans un grand champ,
Dans un grand champ de blé.

Et c'est pour ça que l’on trouve,
Et c'est pour ça que l’on trouve,
Dans ce grand champ,
Dans ce grand champ,
Dans ce grand champ, des bleuets.

 

Lettre ouverte au ministre de l'Economie et des Finances

Par Le 23/04/2020

L'association L'Autre Livre, après avoir écrit au ministre de la Culture, Franck Riester, s'adresse également à Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances pour un tarif postal spécifique au livre, seul moyen de sauver les petites structures d'édition et les librairies indépendantes. Voici la lettre, vous pourrez aussi la retrouver sur le site de l'autre LIvre:
Lettre ouverte au ministre de l'Économie et des Finances
Paris, le 20 avril 2020
Copie à M. Franck Riester, ministre de la Culture

Monsieur le Ministre,

Je me permets de reproduire ici les mots qu'une de nos adhérentes nous a demandé de porter à votre attention, mots qui font écho aux inquiétudes de bon nombre d'éditeurs indépendants, représentés parl'autreLIVRE
« Nous sommes bien sûr tous préoccupés par nos personnels de santé qui sont au front pour lutter contre le Covid-19 et nous exprimons notre solidarité en restant confinés.
Cela étant dit, bien des secteurs de l'économie sont en souffrance, et nombre d'entreprises, particulièrement de petite taille, ne s'en relèveront pas. C'est le cas du monde du livre, car la « chaîne du livre » est aujourd'hui complètement à l'arrêt. Les libraires indépendants, les éditeurs indépendants, les auteurs, mais aussi les grands groupes d'édition sont en danger. À moins que...
Notre président, M. Francis Combes, a écrit, au nom de l'association et des 250 éditeurs indépendants qu'elle représente, une lettre à votre collègue de la Culture, M. Franck Riester, pour lui proposer une mesure très concrète et très simple pour nous aider maintenant et demain : aligner les tarifs postaux du livre sur ceux de la presse, et supprimer la tranche maximale de 3 cm pour l'envoi d'un livre. Cette solution nous permettrait à nous, libraires et éditeurs, de continuer à travailler en vendant les livres par correspondance sans subir de plein fouet la concurrence d'Amazon, qui ne s'est pas gêné pour profiter de la situation (Amazon impose ses diktats aux éditeurs, viole les lois de notre pays, tant en matière sociale que fiscale, ce qui lui a permis d'acquérir une position dominante au détriment de la librairie française).
Savez-vous, monsieur le Ministre, que pour envoyer par La Poste un livre de 250 pages (qui pèse environ 300 g), il en coûte 5,83 € en lettre verte, soit plus d'un quart du prix du livre (sauf à le vendre à un tarif indécent) ? Savez-vous que pour envoyer un livre qui dépasse 3 cm d'épaisseur, il faut le faire par Colissimo, au prix de 7,14 € HT ? Et ces tarifs augmentent chaque année, alors que le prix du livre, lui, est fixe. Savez-vous que ces frais d'envoi ne peuvent pas être répercutés par le libraire sur les lecteurs ? Pensez-vous que nous, éditeurs, puissions prendre à notre charge de telles sommes ? Pensez-vous que les libraires puissent prendre à leur charge de telles sommes ? Non, bien sûr. En tant que ministre de l’Économie et des Finances, vos relations avec La Poste sont étroites. Si vous voulez nous aider, aider la diffusion du livre en France et dans les territoires d'outre-mer, si vous voulez cultiver la bibliodiversité, alors plaidez notre cause auprès de La Poste pour que les tarifs préférentiels, jusque-là réservés à la presse, s'appliquent au secteur du livre.
Il ne s'agit pas seulement de relancer la chaîne du livre, mais aussi de s'assurer de sa pérennité, en tenant compte des besoins réels des petites maisons d'édition (moins de 10 parutions par an), éternelles oubliées du secteur et au chiffre d'affaire trop bas pour bénéficier des aides mises en place. Et quoi de mieux, pour aider les librairies, que de faire en sorte qu'elles puissent proposer à leur clientèle une offre riche et variée, cette bibliodiversité qui garantit l'exception culturelle française dont nous nous enorgueillissons tous ?
Je vous prie de croire, monsieur le Ministre, en l'expression de ma considération.
Pascale Goze
Secrétaire générale de l'autre LIVRE, association internationale des éditeurs indépendants.

Prix de littérature 2020 des Lions de Normandie pour L'Affaire Julie Clain

Par Le 28/03/2020

L'Affaire Julie Clain, roman de Martine Gasnier, prix de littérature 2020 des Lions clubs de NormandieC’est aujourd’hui que devait être remis officiellement le Prix de Littérature 2020 des Lions Club de Normandie à Martine Gasnier pour son roman L’Affaire Julie Clain.Cet événement, compte tenu des circonstances, n’a pas pu avoir lieu et son prix lui sera remis à une date ultérieure. Comme sera sans doute remis à une date ultérieure la présentation des 15 oeuvres primées  à la Convention nationale de Marseille. Les éditions Zinédi tenaient néanmoins à adresser à Martine Gasnier un message d’amitié en ce jour particulier.

Vous pouvez vous procurer le livre en version numérique sur les librairies en ligne quand elles ont un site, sur le site des librairies indépendantes leslibraires.fr, ou sur la librairie des éditions Zinédi. Vous pouvez aussi acheter la version imprimée, mais compte tenu du ralentissement dans tous les secteurs d’activité, les temps d’expédition sont allongés. Si vous habitez Argentan, vous pouvez contacter la libraire Demeyere qui assure des livraisons, de même que la librairie Le goût des mots à Mortagne-au-Perche. La maison de la presse de Carrouges, qui est ouverte tous les matins, offre une grande variété de livres, vous y trouverez L’Affaire Julie Clain.

Un plan Art et Essai pour le livre

Par Le 09/10/2018

Dans une lettre adressée à la ministre de la Culture et publiée sur le site du Monde Diplomatique, Guillaume Basquin, co-fondateur des éditions Tinbad, propose un plan "Art et Essai" pour préserver l’édition indépendante et, par là même, la bibliodiversité :

« C’est en effet en se basant sur ce qui s’est pratiqué depuis l’après-guerre dans le cinéma en France, avec le succès que l’on sait (la France est devenue l’abri pour tout le cinéma de recherche mondial et a réussi à imposer la notion d’exception culturelle), que l’on pourra tenter de sauver la Littérature de recherche française : imposition de quotas aux librairies qui bénéficient de subventions publiques avec un label bien identifiable. Des Tartuffes rétorqueront que c’est déjà le cas avec le label LIR (pour Librairie de Référence)… Quelle blague ! On y voit ici le dernier Dan Brown, l’auteur de Da Vinci Code ; là les livres « politiques » de la dernière campagne présidentielle… Sans quotas drastiques, c’est toujours la main aveugle du marché (et des lecteurs qui risquent de ne connaître que les produits soutenus par le marché) qui dicte sa voix. Rien à faire ?… Si ! Comme dans le cinéma, où il est de notoriété publique que les salles « art & essai » n’ont pas accès aux gros films ni même aux « films du milieu », il faut, sous peine de perte des subventions d’État, qu’un lecteur qui entrera dans une librairie de type « Art & Essai » soit sûr de n’y pas trouver les mêmes livres qu’ailleurs ! Solution utopique ? communiste ? fouriériste ? Mais dans le cinéma, c’est ce qui est appliqué toutes les semaines, et depuis des dizaines d’années : avec en plus une taxe sur le prix des billets, qui permet que les gros films contribuent au financement des petits, etc. Qui se plaindrait de ce cercle vertueux ?

Dès les années 1930, les grand studios hollywoodiens mettent en place un contrôle vertical de leurs productions : ils achètent ou construisent des centaines de salles pour montrer exclusivement leurs propres films. Pensez-vous une seconde qu’un John Cassavetes ou qu’une Shirley Clarke aurait pu trouver de la place avec un tel système ? Un arrêt de la Cour suprême des États-Unis, dit « United States versus Paramount Pictures » (1948), y mit fin. Le voici synthétisé par Wikipédia : « La cour estima en effet que les pratiques des studios, qui détenaient leurs propres circuits de distribution, leurs propres chaînes de cinéma et négociaient des droits d’exploitation exclusifs, étaient en violation des lois interdisant certaines formes de restrictions verticales. Pour le droit de la concurrence, cette décision fit jurisprudence pour les cas ultérieurs de contestation des formes d’intégration verticale. »