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Prix de littérature 2020 des Lions de Normandie pour L'Affaire Julie Clain

L'Affaire Julie Clain, roman de Martine Gasnier, prix de littérature 2020 des Lions clubs de NormandieC’est aujourd’hui que devait être remis officiellement le Prix de Littérature 2020 des Lions Club de Normandie à Martine Gasnier pour son roman L’Affaire Julie Clain.Cet événement, compte tenu des circonstances, n’a pas pu avoir lieu et son prix lui sera remis à une date ultérieure. Comme sera sans doute remis à une date ultérieure la présentation des 15 oeuvres primées  à la Convention nationale de Marseille. Les éditions Zinédi tenaient néanmoins à adresser à Martine Gasnier un message d’amitié en ce jour particulier.

Vous pouvez vous procurer le livre en version numérique sur les librairies en ligne quand elles ont un site, sur le site des librairies indépendantes leslibraires.fr, ou sur la librairie des éditions Zinédi. Vous pouvez aussi acheter la version imprimée, mais compte tenu du ralentissement dans tous les secteurs d’activité, les temps d’expédition sont allongés. Si vous habitez Argentan, vous pouvez contacter la libraire Demeyere qui assure des livraisons, de même que la librairie Le goût des mots à Mortagne-au-Perche. La maison de la presse de Carrouges, qui est ouverte tous les matins, offre une grande variété de livres, vous y trouverez L’Affaire Julie Clain.

Lettre aux Français depuis leur futur par l'écrivaine italienne Francesca Melandri

Bonjour, je vous communique ci-dessous le mail reçu de la librairie Le Délit-Justicia à Paris que nous aimons beaucoup, comme quelques autres, car les libraires qui y travaillent aiment les livres, lisent les livres et sont à même de vous donner les bons conseils de lecture.

« Bonjour,
Comme vous le savez, le décret du 15 mars dernier oblige à la fermeture tous les commerces non indispensables, et ce jusqu'au 15 avril a minima.
Le confinement ajouté à cela bouleverse nos vies.
Mais finalement ce n’est pas cher payé pour enrayer la propagation du virus.
Nous ne sommes pas dans un pays en guerre conventionnelle : nous avons toujours de l’eau potable, de l’électricité, de la nourriture et des distractions.
Il nous faut juste respecter des consignes, certes contraignantes, mais bénignes.
Les soignants, dont ma femme infirmière hospitalière, sont touchés par les applaudissements du soir!
Mais tout ce qu’ils nous demandent, c’est de respecter le confinement pour sauver le maximum de vies, et protéger la leur!
Edith Payeux, autrice du sublime Du blé en herbe, au blé en gerbes, nous a transmis le texte de l’écrivaine italienne Francesca Melandri, écrit de Rome, où elle est confinée depuis le 9 mars.
Qu'elle en soit vivement remerciée.
Nous le partageons avec vous.
Prenez bien soin de vous et de vos proches.

Lettre aux Français depuis leur futur
Je vous écris d’Italie, je vous écris donc depuis votre futur. Nous sommes maintenant là où vous serez dans quelques jours. Les courbes de l’épidémie nous montrent embrassés en une danse parallèle dans laquelle nous nous trouvons quelques pas devant vous sur la ligne du temps, tout comme Wuhan l’était par rapport à nous il y a quelques semaines. Nous voyons que vous vous comportez comme nous nous sommes comportés. Vous avez les mêmes discussions que celles que nous avions il y a encore peu de temps, entre ceux qui encore disent «toutes ces histoires pour ce qui est juste un peu plus qu’une grippe», et ceux qui ont déjà compris. D’ici, depuis votre futur, nous savons par exemple que lorsqu’ils vous diront de rester confinés chez vous, d’aucuns citeront Foucault, puis Hobbes. Mais très tôt vous aurez bien autre chose à faire. Avant tout, vous mangerez. Et pas seulement parce que cuisiner est l’une des rares choses que vous pourrez faire. Sur les réseaux sociaux, naîtront des groupes qui feront des propositions sur la manière dont on peut passer le temps utilement et de façon instructive ; vous vous inscrirez à tous, et, après quelques jours, vous n’en pourrez plus. Vous sortirez de vos étagères la Peste de Camus, mais découvrirez que vous n’avez pas vraiment envie de le lire.
Vous mangerez de nouveau.
Vous dormirez mal.
Vous vous interrogerez sur le futur de la démocratie.
Vous aurez une vie sociale irrésistible, entre apéritifs sur des tchats, rendez-vous groupés sur Zoom, dîners sur Skype.

Vous manqueront comme jamais vos enfants adultes, et vous recevrez comme un coup de poing dans l’estomac la pensée que, pour la première fois depuis qu’ils ont quitté la maison, vous n’avez aucune idée de quand vous les reverrez.
De vieux différends, de vieilles antipathies vous apparaîtront sans importance. Vous téléphonerez pour savoir comment ils vont à des gens que vous aviez juré de ne plus revoir.
Beaucoup de femmes seront frappées dans leur maison.
Vous vous demanderez comment ça se passe pour ceux qui ne peuvent pas rester à la maison, parce qu’ils n’en ont pas, de maison.
Vous vous sentirez vulnérables quand vous sortirez faire des courses dans des rues vides, surtout si vous êtes une femme. Vous vous demanderez si c’est comme ça que s’effondrent les sociétés, si vraiment ça se passe aussi vite, vous vous interdirez d’avoir de telles pensées.

Vous rentrerez chez vous, et vous mangerez. Vous prendrez du poids.
Vous chercherez sur Internet des vidéos de fitness.
Vous rirez, vous rirez beaucoup. Il en sortira un humour noir, sarcastique, à se pendre.
Même ceux qui prennent toujours tout au sérieux auront pleine conscience de l’absurdité de la vie.
Vous donnerez rendez-vous dans les queues organisées hors des magasins, pour rencontrer en personne les amis - mais à distance de sécurité.
Tout ce dont vous n’avez pas besoin vous apparaîtra clairement.
Vous sera révélée avec une évidence absolue la vraie nature des êtres humains qui sont autour de vous : vous aurez autant de confirmations que de surprises.
De grands intellectuels qui jusqu’à hier avaient pontifié sur tout n’auront plus de mots et disparaîtront des médias, certains se réfugieront dans quelques abstractions intelligentes, mais auxquelles fera défaut le moindre souffle d’empathie, si bien que vous arrêterez de les écouter. Des personnes que vous aviez sous-estimées se révéleront au contraire pragmatiques, rassurantes, solides, généreuses, clairvoyantes.
Ceux qui invitent à considérer tout cela comme une occasion de renaissance planétaire vous aideront à élargir la perspective, mais vous embêteront terriblement, aussi : la planète respire à cause de la diminution des émissions de CO2, mais vous, à la fin du mois, comment vous allez payer vos factures de gaz et d’électricité ? Vous ne comprendrez pas si assister à la naissance du monde de demain est une chose grandiose, ou misérable.
Vous ferez de la musique aux balcons. Lorsque vous avez vu les vidéos où nous chantions de l’opéra, vous avez pensé «ah ! les Italiens», mais nous, nous savons que vous aussi vous chanterez la Marseillaise. Et quand vous aussi des fenêtres lancerez à plein tube I Will Survive, nous, nous vous regarderons en acquiesçant, comme depuis Wuhan, où ils chantaient sur les balcons en février, ils nous ont regardés.

Beaucoup s’endormiront en pensant que la première chose qu’ils feront dès qu’ils sortiront, sera de divorcer. Plein d’enfants seront conçus.
Vos enfants suivront les cours en ligne, seront insupportables, vous donneront de la joie. Les aînés vous désobéiront, comme des adolescents ; vous devrez vous disputer pour éviter qu’ils n’aillent dehors, attrapent le virus et meurent. Vous essaierez de ne pas penser à ceux qui, dans les hôpitaux, meurent dans la solitude. Vous aurez envie de lancer des pétales de rose au personnel médical.
On vous dira à quel point la société est unie dans un effort commun, et que vous êtes tous sur le même bateau. Ce sera vrai. Cette expérience changera à jamais votre perception d’individus. L’appartenance de classe fera quand même une très grande différence. Etre enfermé dans une maison avec terrasse et jardin ou dans un immeuble populaire surpeuplé : non, ce n’est pas la même chose. Et ce ne sera pas la même que de pouvoir travailler à la maison ou voir son travail se perdre. Ce bateau sur lequel vous serez ensemble pour vaincre l’épidémie ne semblera guère être la même chose pour tous, parce que ça ne l’est pas et ne l’a jamais été.

A un certain moment, vous vous rendrez compte que c’est vraiment dur.
Vous aurez peur. Vous en parlerez à ceux qui vous sont chers, ou alors vous garderez l’angoisse en vous, afin qu’ils ne la portent pas. Vous mangerez de nouveau.
Voilà ce que nous vous disons d’Italie sur votre futur. Mais c’est une prophétie de petit, de très petit cabotage : quelques jours à peine. Si nous tournons le regard vers le futur lointain, celui qui vous est inconnu et nous est inconnu, alors nous ne pouvons vous dire qu’une seule chose : lorsque tout sera fini, le monde ne sera plus ce qu’il était.
Francesca Melandri traduit de l’italien par Robert Maggiori

Librairie Du Délit - Justicia
DOOLITTLE SARL
362 ter rue de Vaugirard - 75015 PARIS
Tel + 33 1 48 56 89 89

 

Le Prix normand Lions de Littérature 2020 à Martine Gasnier

Le Comité de Sélection du Prix Normand Lions de Littérature a présenté la participation des Clubs normands et proclamé les résultats des votes des lecteurs. C’est le roman L’Affaire Julie Clain de Martine Gasnier qui a remporté le Prix Normand Lions de Littérature 2020. L’originalité de ce concours réside dans le fait que ce sont les lecteurs qui forment le jury à raison d’une voix par lecteur.
Le Prix sera remis officiellement à Martine Gasnier le samedi 28 mars, lors du Congrès du District Normandie à Argentan.

Les 15 œuvres littéraires primées dans chaque District seront présentées lors de la Convention nationale de Marseille le 23 mai, sur le stand de la Commission Humanisme et concourront pour le Prix national Lions de Littérature 2020. L’Affaire Julie Clain représentera le District de Normandie dans cette compétition nationale.

 

Parution du roman Les Deux Chants du Cygne

Les Deux Chants du CygneLes éditions Zinédi publient le nouveau roman de Pierre Efratas et Gilles Pivard : Les Deux Chant du Cygne - Le Livre secret de la conquête de l’Angleterre. Sortie en librairie le 27 février 2020.
En stock chez l’éditeur, vendu sans frais de port, expédié sous 24 heures, cliquez ici.

Érudition, humour, poésie, romantisme, tragédie, mélancolie, sont les maîtres mots de ce roman qui nous entraîne dans l’intimité des personnages historiques à l’époque de la conquête de l’Angleterre.

Edith au cou de Cygne, grand amour de Harold, roi éphémère de l’Angleterre, fait broder secrètement une toile racontant sa vie, ses amitiés, son courage, sa fidélité, ses trahisons et la terrible défaite de Hastings. De son côté, Wulfnoth, jeune frère de Harold, otage de Guillaume, nous raconte sa vie d’enfant captif, la férocité du Conquérant et nous révèle sa passion cachée pour la reine Mathilde.
Et voici que par ces deux chroniques en regard, pareilles au chant ultime d’un Cygne répondant à l’autre, vous découvrirez un récit de la conquête normande aussi émouvant qu’éloigné des clichés.

Respectivement romancier et conteur de scène et de rue et spécialiste de la Tapisserie de Bayeux et du patrimoine normand, Pierre Efratas et Gilles Pivard ont le plaisir de se retrouver pour ce nouveau roman écrit à quatre mains.

 

Chronique d'une grève interminable

Je ne savais pas que les grèves du 5 décembre allaient avoir un tel effet sur ma vie, qu’elles me prendraient en otage et me mettraient le moral dans les chaussettes. Les stations fermées de Porte de Bagnolet, Gambetta, Pelleport, Saint-Fargeau et Porte de Lilas me procuraient le sentiment étrange de vivre une sale époque avec son lot de mutations imprévisibles et de violences urbaines. Le pays me donnait de plus en plus l’impression d’être un vieil avion piloté par des fous dangereux qui le poussaient sciemment dans une zone de grandes turbulences histoire de le précipiter dans les abysses du chaos. Semaine après semaine, le mouvement durcissait, chacun campait sur ses positions, et un éventuel retour à l’état qu’on qualifiait de normal relevait désormais du miracle.
Privé du métro, mon unique moyen de transport à Paris, je ne savais plus que faire de mon passe Navigo senior 5 zones. Quelques bus de la RATP roulaient encore, mais ils étaient tellement bondés, et sentaient à ce point toute la misère humaine qu’on leur préférait la marche à pied, même si on avait une dizaine de kilomètres à parcourir sous un ciel lourd et menaçant. Quand on me demandait comment je me débrouillais avec ces grèves, je répondais, non sans une flagrante ironie, que je n’avais aucun problème pour me déplacer, que le ciel était toujours bleu et que les oiseaux chantaient l’Internationale dans les bosquets. Je poursuivais en affirmant que marcher, galérer des heures durant sur les trottoirs noirs de monde ou attendre sur les quais du métro, tout cela n’était pas pour moi. Dans un élan de générosité syndicale, le camarade Martinez, Philippe pour les intimes, de la CGT, m’avait fait cadeau de deux poils de sa moustache. Dès que je les frottais l’un contre l’autre, je trouvais devant moi les ailes déployées, immenses et puissantes, de Simorgh, l’oiseau des contes merveilleux de mon Orient si peu glorieux par les temps qui courent. Je n’avais alors qu’à formuler mon vœu et je me trouvais à destination en un clin d’œil.
Au fil des jours et des semaines, la situation empirait, s’envenimait. Les cégétistes proféraient la menace à peine voilée de lancer une grève générale, qui reviendrait à la paralysie totale des infrastructures du pays. Ils avaient d’ailleurs entamé des opérations coup de poing en coupant l’électricité sur certains quartiers et en bloquant l’accès des raffineries. Le dialogue social n’avait jamais été le point fort des syndicats français, en particulier lorsque la CGT menait la danse. Quant aux gouvernements qui se succédaient, c’était bonnet blanc et blanc bonnet. Macérant dans la sauce de l’inanité, ils pratiquaient tous le même laxisme et jouaient la carte du pourrissement.
Dans mon entourage, certains jubilaient à la vue des moustaches de Philippe Martinez à la télé ou en tête des manifestations. Le soir, ils faisaient de beaux rêves pleins de slogans appelant à la reconduite et même à la pérennisation de la grève. D’autres, comme moi, faisaient des cauchemars toutes les nuits et pourtant, beaucoup des revendications syndicales étaient justes et mettraient un peu de beurre dans mes épinards de retraité déclassé. Selon moi, c’était une question de principe et la fin ne devait en aucun cas justifier les moyens. Je n’aimais pas qu’on nous prenne, qu’on me prenne, en otage dans une ville où je ne pouvais plus bouger, une ville que je commençais à détester, et moi-même avec.
Chaque soir, vautré sur mon canapé, la télécommande à la main, je me plaçais devant les chaînes d’information en continu et assistais alors à l’hystérie collective, la débandade du bon sens. Les intervenants donnaient l’impression de débattre avec courtoisie sur la retraite, le régime universel, l’âge pivot, le pourcentage des grévistes, mais c’était de la poudre aux yeux, un dialogue de sourds. Briefé en amont par les spécialistes de leur camp, chacun ergotait, débitant le même discours et se bouchant les oreilles aux arguments et statistiques du camp opposé. Les faux débats étaient assez régulièrement interrompus par la niaiserie de spots publicitaires mensongers ventant les qualité des voitures françaises, des mutuelles parmi les plus avantageuses et des barres chocolatées. Ce qui m’intéressait, c’était les prévisions du trafic de la RATP et elles restaient chaque soir presque inchangées. Les deux lignes automatiques, la 1 et la 14, fonctionnaient normalement, mais, munie de bâtons de fumigène, la CGT faisait sporadiquement des raids sur les quais dans l’intention de les bloquer aussi. Certaines lignes fonctionnaient, mais mal, très mal, et uniquement aux heures de pointe. Celles de mon quartier restaient hermétiquement closes, cadenassées, verrouillées.
 Au réveillon de Noël, je me suis ennuyé chez moi comme un rat mort. Pour la Saint-Sylvestre, j’ai été sauvé par un ami habitant tout près de la place Édith Piaf, la chanteuse qui voulait voir le monde en rose et qui avait passé sa vie à encaisser les coups bas des hommes. Nous étions sept autour d’une jolie table ronde couverte d’une nappe rouge à nous régaler d’un couscous boulettes, agneau et merguez préparé par un Séfarade natif de Bab-el-Oued et sa femme ashkénaze. Comme il fallait s’y attendre, la conversation a longuement roulé sur le bras de fer entre les syndicats et le gouvernement. Ce qui m’a le plus surpris, c’est que tout le monde semblait approuver les revendications,  et même les méthodes que je trouvais si peu démocratiques des grévistes. On reprochait au gouvernement de vivre dans une bulle et de fermer les yeux devant le spectacle de la détresse grandissante de la population.
Quand ce fut mon tour de donner mon avis, je me suis d’abord plaint de me sentir pris en otage, et puis il y avait là quelque chose que je ne comprenais pas. Quand on élisait un candidat à la présidence de la République, on élisait avec lui son programme politique et social. A ma connaissance, on savait d’où venait le président actuel et où il voulait en venir avec sa suffisance. On devait malgré tout lui laisser la possibilité d’aller jusqu’au bout de son mandat, sans lui mettre continuellement des bâtons dans les roues. Si l’on n’était pas content de lui, on pouvait l’éjecter lors des prochaines élections présidentielles. L’Oriental qui sommeillait en moi s’était réveillé avec le vin rouge et le champagne. J’ai conclu alors avec une parabole à la fois acerbe et croustillante.
« Quand le bon Dieu a créé le monde, les Anglais, les Allemands, les Espagnols et les Italiens ont demandé à le voir. Omniscient, le bon Dieu savait la raison de leur mécontentement, mais il a joué le jeu. Alors chaque nation a dit dans sa langue que ce n’était pas juste que le bon Dieu ait tout donné à la France en la créant comme un paradis sur terre, ce qui n’était pas le cas pour leur pays respectif. Il l’avait dotée du mont Blanc, la plus haute montagne en Europe, de la Côte d’Azur, des Champs-Élysées, la plus belle avenue au monde et bien sûr de la tour Eiffel, qui attirait chaque année des millions de visiteurs.
« Tout en les écoutant, le bon Dieu caressait la pointe de sa longue barbe blanche et souriait sous cape. Puis, sa sentence est tombée : “Je comprends votre requête, vous les Anglais, les Allemands, les Espagnols et les Italiens. Mais attendez un peu, car je n’ai pas encore créé les Français… et leurs grèves.” »  
Fawaz Hussain

Fawaz Hussain est l’auteur de plusieurs romans dont Les Sables de Mésopotamie (Seuil-Points 2016), Le Rêveur des bords du Tigre (les Escales, 2017) Le Syrien du septième étage (le Serpent à Plumes, 2018) et Le Kurde qui regardait passer les nuages (Zinédi, 2019).

 

Rentrée littéraire 2019 chez Zinédi

Hasard du calendrier, question de circonstances, les éditions Zinédi ont dû attendre cet été pour publier ces magnifiques nouveaux textes. Puissent nos livres avoir un peu de visibilité dans ce grand bazar qu’on appelle la rentrée littéraire et qui a la fâcheuse tendance à éclairer encore plus ceux qui captent déjà toute la lumière. Il ne tient qu’à vous, amis lecteurs, de vous emparer de nos livres et d’en parler autour de vous à toute occasion, car ce ne sont pas les grands médias nationaux qui le feront, nos services de presse se transformant aussi vite en "état neuf", "presque neuf" sur les plates-formes de vente en ligne, au détriment des auteurs et des éditeurs puisque ces livres n’ont même pas été achetés une fois.

Voici donc dans l’ordre de parution les titres qui peuvent être commandés chez tout libraire physique ou en ligne ou précommandés :
Nous, les gosses - Un quartier de Paris sous l’Occupation, roman de Claude Sarrassat (11 juiillet)
La Boussole d’Einstein, roman de Gilles Vidal (4 août)
Le Dernier Courbet, roman de Joëlle Tiano-Moussafir (22 août)
Pour que justice soit faite, roman d’Alexis Ruset (5 septembre)
Brûler le Louvre, nouvelles de Didier Goupil (10 septembre)
Itinéraire d’un révolté, roman de Martine Gasnier (19 septembre)
Antigone conduisait mal, roman d’André Fanet (24 septembre)
Le Kurde qui regardait passer les nuages, roman de Fawaz Hussain (26 septembre)
Symphonie en psy mineur, nouvelles d’Hervé Mestron (10 octobre)

Tous nos livres existent également en version numérique et sont en vente ou précommande sur les sites des libraires et les paltes-formes de vente.

La rentrée chez Zinédi, c’est aussi le lancement de la collection Textures, dirigée par Gilles Vidal.

Bonne découverte !

Bertrand Crapez aux Médiévales de Bayeux

Du 5 au 7 juillet 2019 ont lieu les grandes fêtes médiévales de Bayeux. Parmi les très nombreuses animations gratuites, le salon du livre tient une place privilégiée. Vous pourrez y retrouver Bertrand Crapez qui présentera sa trilogie "Chroniques des prophéties oubliées" :
L'Héritier du roi Arthur

 

 

 

L'Héritier de l'Atlantide

 

 

 

L'Héritier d'Asgard

Code Victoria Prix Découverte 2019 des Mines Noires

Dimanche 10 février 2019, Thomas Laurent s'est vu décerner le Prix Découverte 2019 des Mines Noires pour son roman Code Victoria au salon du polar de Noeux-les-Mines, parrainé par Henri Loevenbruck.

Thomas Laurent au salon du polar les Mines Noires

L'intégrale des chroniques des prophéties oubliées

À partir du 1er novembre 2018, l’intégrale des Chroniques des prophéties oubliées de Bertrand Crapez sera disponible en version numérique, les trois tomes de la trilogie enfin réunis : L’Héritier du roi Arthur, L’Héritier de l’Atlantide, L’Héritier d’Asgard, tous disponibles en version imprimée et en version numérique.

Un plan Art et Essai pour le livre

Dans une lettre adressée à la ministre de la Culture et publiée sur le site du Monde Diplomatique, Guillaume Basquin, co-fondateur des éditions Tinbad, propose un plan "Art et Essai" pour préserver l’édition indépendante et, par là même, la bibliodiversité :

« C’est en effet en se basant sur ce qui s’est pratiqué depuis l’après-guerre dans le cinéma en France, avec le succès que l’on sait (la France est devenue l’abri pour tout le cinéma de recherche mondial et a réussi à imposer la notion d’exception culturelle), que l’on pourra tenter de sauver la Littérature de recherche française : imposition de quotas aux librairies qui bénéficient de subventions publiques avec un label bien identifiable. Des Tartuffes rétorqueront que c’est déjà le cas avec le label LIR (pour Librairie de Référence)… Quelle blague ! On y voit ici le dernier Dan Brown, l’auteur de Da Vinci Code ; là les livres « politiques » de la dernière campagne présidentielle… Sans quotas drastiques, c’est toujours la main aveugle du marché (et des lecteurs qui risquent de ne connaître que les produits soutenus par le marché) qui dicte sa voix. Rien à faire ?… Si ! Comme dans le cinéma, où il est de notoriété publique que les salles « art & essai » n’ont pas accès aux gros films ni même aux « films du milieu », il faut, sous peine de perte des subventions d’État, qu’un lecteur qui entrera dans une librairie de type « Art & Essai » soit sûr de n’y pas trouver les mêmes livres qu’ailleurs ! Solution utopique ? communiste ? fouriériste ? Mais dans le cinéma, c’est ce qui est appliqué toutes les semaines, et depuis des dizaines d’années : avec en plus une taxe sur le prix des billets, qui permet que les gros films contribuent au financement des petits, etc. Qui se plaindrait de ce cercle vertueux ?

Dès les années 1930, les grand studios hollywoodiens mettent en place un contrôle vertical de leurs productions : ils achètent ou construisent des centaines de salles pour montrer exclusivement leurs propres films. Pensez-vous une seconde qu’un John Cassavetes ou qu’une Shirley Clarke aurait pu trouver de la place avec un tel système ? Un arrêt de la Cour suprême des États-Unis, dit « United States versus Paramount Pictures » (1948), y mit fin. Le voici synthétisé par Wikipédia : « La cour estima en effet que les pratiques des studios, qui détenaient leurs propres circuits de distribution, leurs propres chaînes de cinéma et négociaient des droits d’exploitation exclusifs, étaient en violation des lois interdisant certaines formes de restrictions verticales. Pour le droit de la concurrence, cette décision fit jurisprudence pour les cas ultérieurs de contestation des formes d’intégration verticale. »

Sélection des livres de l'été

Présentation vidéo de L'Affaire Julie Clain, le roman de Martine Gasnier, par L'autre LIVRE.

Vacances estivales

Les éditions Zinedi seront fermées du 7 au 14 juillet. Profitez des vacances pour lire, rire, écrire...

Concours de couverture sur la sélection du prix Hors Concours 2018

Concours de couverture sur la sélection du prix Hors Concours 2018Le concours de couverture sur la sélection Hors Concours 2018 en lien avec lalibrairie.com  est en ligne !

Ce concours a été créé en partenariat avec lalibrairie.com, dans l’objectif de faire vivre les livres au travers de leurs couvertures et de permettre à tous de gagner en visibilité.

Le principe est simple : tout le monde peut voter pour ses trois couvertures préférées et cela marche via un système de point :

- 3 points seront comptabilisés pour votre premier choix,
- 2 points pour votre second choix
- 1 point pour votre troisième choix.

Soyez nombreux à voter pour Roméo à la folie, le roman de Christine Sagnier.

Le livre qui aura recueilli le plus de points à la fin aura donc gagné. Les résultats auront lieu le 2 juillet 2018, sur la site de lalibrairie.com, le site Hors Concours et sur les réseaux sociaux.

 

Hervé Mestron, primé

Après avoir reçu le prix Hors Concours des lycéens 2018 pour Cendres de Marbella, paru aux éditions Antidata, Hervé Mestron vient de se voir remettre le prix Chronos de Littérature 2018 pour Mystérieux voisins aux éditions Oskar.

Bravo Hervé ! Ce n’est que mérité.

Retour sur une affaire criminelle du XIXe siècle

Le perche du 30 mai com trottoirAvec L’Affaire Julie Clain, Martine Gasnier revient sur une affaire criminelle du XIXe siècle, comme le titre l’hebdomadaire Le Perche du 28 mai 2018. Affaire sensationnelle ? Banal fait divers ? Après avoir étudié les archives départementales sur le sujet, Martine Gasnier, inspirée par cette histoire, s’en est emparée pour écrire son roman dans lequel elle mêle avec habileté réalité et fiction.

Vous pourrez retrouver l’auteur au salon du livre d’Alençon samedi 2 et dimanche 3 juin et le 16 juin à la médiathèque de Mortagne-au-Perche.

Lire l’article du Perche du 28 mai 2018 sur L’Affaire Julie Clain

 

Editindé, la coopérative pour l'édition indépendante

Philippe Magnani s'entretient avec Actualitté sur Editindé, la coopérative pour l'édition indépendante.

« Une coopérative pour l'édition indépendante, c'est ainsi que se présente le projet ÉDITindé, créé fin 2017. Face à un phénomène de concentration et de création de supergroupes d'édition, mais aussi aux difficultés liées à la diffusion-distribution ou à la visibilité, l'édition indépendante pourra compter sur la coopérative, qui propose de mutualiser les moyens et les acteurs de la chaîne d'indépendance du livre. »

Les éditions Zinedi sont membres d'Editindé.

Lire l'article sur le site Actualitte

 

TV78 rencontre les éditions Zinedi au salon du livre

Le hasard fait bien les choses. La télévision des Yvelines est venue à la rencontre des deux maisons d’édition yvelinoises présentes sur le stand régional Ile de France, et nous sommes heureux d’avoir pu participer ce moment (fort bref) avec Gilles Vidal qui signait son dernier roman Ciel de traîne et Pierre Dujardin, animateur du blog Avisdesdeuxlecteurs.

Vous pouvez revoir la vidéo de TV78 en cliquant sur ce lien.

Livre Paris 2018

Les éditions Zinedi seront heureuses de vous rencontrer à Livre Paris 2018 du 16 au 19 mars sur l'espace régional Ile de France, stand 1-P68. Vous pourrez également rencontrer les auteurs venus dédicacer leurs livres :

- samedi 17 de 10 h à 12 h : Marie-France de Monneron
- samedi 17 de 14 h à 16 h : Gilles Vidal
- dimanche 18 de 14 h à 16 h : Christine Sagnier
- lundi 19 de 14 h à 16 h : Alexis Ruset

Ciel de traîne, le nouveau roman de Gilles Vidal en librairie

Ciel de traîneCiel de traîne, le nouveau roman de Gilles Vidal en librairie le 15 février 2018.

Le cadavre d’un homme est retrouvé en lisière de forêt, un os d’oiseau dans une main. La victime a visiblement été torturée pendant plusieurs jours avant d’être égorgée. Mais qui est-elle ? aucune disparition n’a été signalée récemment.
Une jeune femme s’évapore du jour au lendemain sans laisser de trace, laissant son compagnon désespéré. Partie ? enlevée ? voire pire ? Qui est cet homme qui prétend la détenir prisonnière ? Et qui est-elle vraiment ?
Un scénariste revient dans la maison de son enfance dont il a hérité. Ce n’est pas sans réticence qu’il entreprend ce retour aux sources. Que vient-il y chercher ?
Quel est le lien, et y en a-t-il un, entre ces personnages ? Le lieutenant Kamensky saura-t-il assembler les pièces du puzzle ?
Dans un style soigné et efficace, Gilles Vidal construit son histoire un peu à la manière des cinéastes du bon vieux cinéma français avec des seconds rôles qui donnent une saveur et un éclairage particuliers à la banalité des événements. Privilégiant l’ambiance par rapport à l’action, il installe un climat pesant jusqu’à l’éclaircissement final, tout au bout du suspense.

Gilles Vidal dédicacera son livre au salon du livre de Paris samedi 17 mars 2018 à partir de 14 heures sur le stand des éditions Zinedi, espace région Île-de-France.

 

Plume d'or Imaginaire pour L'Héritier du roi Arthur

L’Héritier du roi Arthur de Bertrand Crapez a été élu Plume d’or, catégorie Imaginaire, par les lecteurs lors du concours organisé par le site littéraire Plume libre, dont vous pouvez voir tous les résultats en cliquant sur le lien.