Le Kurde qui regardait passer les nuages

Voyages au fil des pages - Critique du 9 octobre 2019

« [...] Tout en sobriété, léger comme de l'ouate ou comme le coeur d'un amoureux, ou sombre comme un jour sana paix, Le Kurde qui regardait passer les nuages rappelle le triste sort des habitants de cette région du monde, tyrannisés par les terroristes de l'Etat islamique et coincés entre leurs encombrants voisins turc et syrien, plus ou moins manipulés par leurs alliés respectifs. Ce texte très court, teinté d'humour, est pétri de nostalgie pour le pays, la jeunesse et l'amour perdus. Mais qu'importe la perte s'il y a le souvenir, et les nuages : « Sans regretter le moins du monde la "parenthèse" Magalie Tennenbaum, j'allais continuer à l'aimer et à regarder passer les nuages. Oh, la chance que j'avais ! Les quatre fenêtres de mon appartement du septième étage m'offraient une vue imprenable sur le vaste ciel, ses signes fébriles, et ses nuages sans fin. »

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A vos marques tapage - Chronique de Christine Le Garec du 29 septembre 2019

« [...] Avec « Le kurde qui regardait passer les nuages », la douleur du déracinement se mêle à celle de l’amour perdu, que Fawaz nous délivre de son écriture délicate et poétique, nous immergeant sans filtre dans une intimité troublante que l’on reçoit avec empathie, comme on recueillerait les confidences d’un ami meurtri… Tout est musique dans ce dernier opus, aussi bien dans la sonorité des mots que dans les images que ceux-ci nous renvoient. Les mots se font poèmes, tendres et mélancoliques, quand ils évoquent les yeux verts et les cheveux roux de Magalie, son amour envolé, elle aussi hantée par ses propres fantômes, dernières réminiscences de la Shoah… Poignants, douloureux et empreints de colère, quand ils convoquent des images de la Syrie, terre d’enfance désormais inaccessible, en proie à tous les outrages… Enrubannés de la politesse du désespoir quand ils évoquent la solitude subie ou l’apparition des premiers signes indiquant que la jeunesse s’enfuit…

[...] Un roman vrai et sensible, humain, terriblement humain, à lire la tête dans les nuages et les pieds sur terre… »

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Babelio - Critique du 27 septembre 2019

La chronique de Kielosa:

« [...] À mon avis, c'est avant tout une histoire d'amour, mais malheureusement seulement en sens unique ! En effet, lors d'une exposition à Paris, notre Musa, homme solitaire, rencontre l'artiste peintre Magalie Tenenbaum, d'origine russo-polonaise et juive qui fait des tableaux abstraits des baraquements des camps de concentration nazis. Magalie est une belle rouquine aux yeux verts, au corps svelte et à la démarche féline . Que le solitaire Musa en tombe éperdument amoureux, se comprend, bien entendu.
Au moment où le récit démarre, l'amourette est au point mort et Musa va consulter son médecin traitant à cause de têtus maux de tête et un début de surdité de l'oreille gauche. Y a-t-il un lien de cause à effet ? Toujours est-il que son toubib lui pose invariablement les mêmes 2 questions : comment est la situation politique au Moyen-Orient et comment va Magalie ?
[...] Musa, qui est à la retraite, s'il ne regarde pas passer les nuages à travers les grandes vitres de son HLM au 9e étage d'un quartier populaire du 20e arrondissement de Paris, suit les informations politiques à la télé sur les chaînes françaises et arabes, Al-Djazira et Al-Arabia. Il n'offre pas une théorie politique d'ensemble, mais lance des pointes à des personnages qu'il a dans le collimateur, tels l'autoproclamé calife Abou Bakr al-Bagdadi de Daech, le sultan Erdoğan de Turquie, Poutine qui défend "bec et ongles" son allié Bachar al-Assad, les Américains en qui on ne peut sûrement pas avoir confiance. [...] »

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La Cause Littéraire - Article de Robert Sctrick du 27 septembre 2019

190927 la cause litteraire

Ouest-France - Article de Marie Lenglet du 21 septembre 2019

Ouest-France - Rentrée littéraire des éditions Zinédi

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