Le Kurde qui regardait passer les nuages

Revue Esprit - Numéro de décembre 2019

« Incisif, s’ouvrant sur un hommage à Baudelaire et à ses nuages, le nouveau récit de Fawaz Hussain enjambe le temps sur quatre décennies et parcourt l’espace du Kurdistan syrien à Paris. Mobilisant un style à la fois acerbe et doux, il sonde la misère morale et physique qui se traduit tantôt par l’arrivisme de certains de ses compatriotes, tantôt dans les couloirs de la Pitié-Salpêtrière, ce sanctuaire de la « souffrance humaine ». La grandeur d’âme n’est pas pour autant absente de l’ouvrage, surtout dans le portrait que l’auteur fait de celle qui l’a abandonné, mais qui restera à jamais sa bien-aimée. La « déroute de bon sens » que Hussain observe en Syrie se poursuit assurément à Paris et dans d’autres lieux d’exil par le deuil et l’amour brisé. »

Lire la chronique d'Hamit Bozarslan, directeur d'études à l'EHESS

Chrétiens d'Orient - Recension du père Fabrice Sabater du 30 novembre 2019

« [...] Ce n’est pas la première fois que Fawaz HUSSAIN nous livre un texte émouvant et sensible. Nous nous souvenons de son beau texte paru aux Editions Escales, « Le rêveur des bords du Tigre ». La femme reste pour lui une terre où nul ne peut être étranger. La sensualité est là à fleur de peau pour cet oriental qui sait conter les choses de la vie avec beaucoup de délicatesse. [...]

Aujourd’hui, les bras ballants, désabusé, il essaye d’habiter son  corps, sa vie, son appartement terne et désormais sans vie où il regarde « passer les nuages ». Il se souvient de son arrivée en France pour y suivre des études en Sorbonne au temps où les Kurdes n’étaient à Paris qu’une petite poignée. A la retraite, il regarde tristement ce qui se passe au Proche-Orient, au Kurdistan, en Turquie. Il se désole, et mieux encore on le sent vibrer de colère et de désespoir. Que faire ? Dénoncer, et après ? Il semble que la guerre, les trahisons, le découragement continuent à marquer celui qui déambule dans les couloirs d’un hôpital où chacun se raccroche à l’espoir d’être soigné ; et voire même d’être guéri !

Dans son histoire avec Magalie l’horreur est aussi présente. Cette jeune artiste-peintre est, elle aussi, pétrie de l’intérieur par l’histoire familiale. Ses grands-parents juifs ont été tués par les nazis, et ce souvenir douloureux reste vif. On ne se débarrasse pas de cette blessure aussi facilement... Il y a toujours une sorte de question permanente et lancinante du poids des traumatismes vécus durant la Shoah sur les processus de construction identitaires. [...]

Les voilà réunis dans un instant de vie le Kurde et l’artiste Juive qui mélangent leurs désirs, leurs vies, et leurs histoires mais qui ne peuvent construire ensemble un avenir. Ephémère sera leur rencontre comme l’avait annoncé Magalie. Vivre l’instant présent quand on ne peut prolonger davantage l’étreinte et le désir amoureux. « Les éternités sont relatives, limitées, éphémères, passantes, comme le sont les nuages. »

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Les lecteurs de Babelio - Critique du 1er novembre 2019

La lecture de Geneka :

« Ce dernier ouvrage de Fawaz HUSSAIN offre un regard personnel et original sur la situation désespérante du peuple Kurde. Est-il un moyen de lutte plus efficace que l'écriture lorsque l'acharnement des conflits frise l'absurdité? Oui, l'auteur, avec un style qui s'affine d'un roman à l'autre, glisse et surfe sur la vague de la poésie, des cieux à la surface rugueuse du réel, et jusqu'aux tréfonds de l'âme humaine, universelle. »

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Babelio - Critique du 25 octobre 2019

La chronique de Volubilae :

« Un roman autobiographique qui ouvre le coeur, et nous montre des bribes de ce qui se trouvent derrière cette ligne d'horizon qui nous nargue en permanence, des nuages qui surplombent des paysages, des parfums, des souvenirs [...]

Être étranger, exilé, c'est être en un lieu où les liens avec le sol et avec les êtres aimés sont rompus momentanément ou définitivement de manière physique mais intensifié par le cœur, l'absence renforce et uni autrement.
Avec poésie, observations, amour, humanité et humour on le suit dans Paris :
Liens d'amour
Lien de sang
Lien fraternel et amicaux
Lien d'humanité dans un monde qui va parfois cahin-caha.
Existence croisée avec d'autres, regards sur le monde et adaptations à l'existence, dont celles de son compatriote Azad Berwari, de Magalie [...]

Un vif merci à la très humaine plume de Mr Fawaz Hussain »

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Radio Libertaire - Emission "Des mots une voix" du 20/10/2019

Fawaz Hussain était reçu par Thierry Clair-Victor dans son émission mensuelle "Des mots Une voix" dimanche 20 octobre 2019 de 15h30 à 17h.

Pour réécouter l'émission, cliquez sur ce lien : Des mots Une voix

Voyages au fil des pages - Critique du 9 octobre 2019

« [...] Tout en sobriété, léger comme de l'ouate ou comme le coeur d'un amoureux, ou sombre comme un jour sana paix, Le Kurde qui regardait passer les nuages rappelle le triste sort des habitants de cette région du monde, tyrannisés par les terroristes de l'Etat islamique et coincés entre leurs encombrants voisins turc et syrien, plus ou moins manipulés par leurs alliés respectifs. Ce texte très court, teinté d'humour, est pétri de nostalgie pour le pays, la jeunesse et l'amour perdus. Mais qu'importe la perte s'il y a le souvenir, et les nuages : « Sans regretter le moins du monde la "parenthèse" Magalie Tennenbaum, j'allais continuer à l'aimer et à regarder passer les nuages. Oh, la chance que j'avais ! Les quatre fenêtres de mon appartement du septième étage m'offraient une vue imprenable sur le vaste ciel, ses signes fébriles, et ses nuages sans fin. »

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A vos marques tapage - Chronique de Christine Le Garec du 29 septembre 2019

« [...] Avec « Le kurde qui regardait passer les nuages », la douleur du déracinement se mêle à celle de l’amour perdu, que Fawaz nous délivre de son écriture délicate et poétique, nous immergeant sans filtre dans une intimité troublante que l’on reçoit avec empathie, comme on recueillerait les confidences d’un ami meurtri… Tout est musique dans ce dernier opus, aussi bien dans la sonorité des mots que dans les images que ceux-ci nous renvoient. Les mots se font poèmes, tendres et mélancoliques, quand ils évoquent les yeux verts et les cheveux roux de Magalie, son amour envolé, elle aussi hantée par ses propres fantômes, dernières réminiscences de la Shoah… Poignants, douloureux et empreints de colère, quand ils convoquent des images de la Syrie, terre d’enfance désormais inaccessible, en proie à tous les outrages… Enrubannés de la politesse du désespoir quand ils évoquent la solitude subie ou l’apparition des premiers signes indiquant que la jeunesse s’enfuit…

[...] Un roman vrai et sensible, humain, terriblement humain, à lire la tête dans les nuages et les pieds sur terre… »

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Babelio - Critique du 27 septembre 2019

La chronique de Kielosa:

« [...] À mon avis, c'est avant tout une histoire d'amour, mais malheureusement seulement en sens unique ! En effet, lors d'une exposition à Paris, notre Musa, homme solitaire, rencontre l'artiste peintre Magalie Tenenbaum, d'origine russo-polonaise et juive qui fait des tableaux abstraits des baraquements des camps de concentration nazis. Magalie est une belle rouquine aux yeux verts, au corps svelte et à la démarche féline . Que le solitaire Musa en tombe éperdument amoureux, se comprend, bien entendu.
Au moment où le récit démarre, l'amourette est au point mort et Musa va consulter son médecin traitant à cause de têtus maux de tête et un début de surdité de l'oreille gauche. Y a-t-il un lien de cause à effet ? Toujours est-il que son toubib lui pose invariablement les mêmes 2 questions : comment est la situation politique au Moyen-Orient et comment va Magalie ?
[...] Musa, qui est à la retraite, s'il ne regarde pas passer les nuages à travers les grandes vitres de son HLM au 9e étage d'un quartier populaire du 20e arrondissement de Paris, suit les informations politiques à la télé sur les chaînes françaises et arabes, Al-Djazira et Al-Arabia. Il n'offre pas une théorie politique d'ensemble, mais lance des pointes à des personnages qu'il a dans le collimateur, tels l'autoproclamé calife Abou Bakr al-Bagdadi de Daech, le sultan Erdoğan de Turquie, Poutine qui défend "bec et ongles" son allié Bachar al-Assad, les Américains en qui on ne peut sûrement pas avoir confiance. [...] »

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La Cause Littéraire - Article de Robert Sctrick du 27 septembre 2019

190927 la cause litteraire

Ouest-France - Article de Marie Lenglet du 21 septembre 2019

Ouest-France - Rentrée littéraire des éditions Zinédi

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