Pour que la mort ne crie pas victoire

Valmyvoyou lit - Chronique du 14 octobre 2017

« [...] Pendant les deux tiers du livre, le texte est brut. C'est-à-dire que l'auteur ne dit pas si tel personnage est bon ou mauvais, s'il faut l'aimer ou pas. Il vous dit ce qui se passe et vous vous faites votre opinion. Quand un personnage meurt, sa mort est décrite, tout simplement. Alexis Ruset ne vous dit pas s'il faut être triste ou pas. C'est vraiment une force de ce livre, je me suis attachée à des personnages, sans m'en apercevoir. Le lecteur se fonde sur des actes pour éprouver des sentiments positifs ou négatifs envers ceux qui les commettent. Ce n'est que dans la dernière partie, que l'auteur parle vraiment de sentiments. Tout cela contribue à créer une tension dans le récit, mais aussi à une ascension des sentiments pour atteindre un final qui étreint le cœur. [...] »

Lire la chronique complète de Valmyvoyou lit sur Babelio ou sur Facebook

La Nouvelle Revue Lorraine - septembre 2017 N° 45

« [...] Il y a de l’Erckmann et Chatrian dans ces pages. [...] Malgré la rudesse des situations, l’ouvrage présente des pages riches de sentiments profonds admirablement décrits. »

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Lettres-it-be - Chronique du 21 septembre 2017

« [...] un roman énigmatique mêlant Première Guerre Mondiale, conte rural et mise en abîme des plus grands travers de l’Homme. Entre lâcheté, rejet de l’autre et haine réciproque, tout cela dans le cadre très bien dépeint du petit village de La Harpaille, Alexis Ruset invite son lecteur dans une plongée dans le contexte d’une France déchirée, entre 1914 et 1919. [...] un roman captivant [...] »

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Le Courrier Picard - article du 25 juin 2017

Un livre lumineux

« Pour que la mort ne crie pas victoire est un livre magistral, lumineux et bouleversant. » nous dit Nicolas Totet.

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Babelio - Les critiques des lecteurs

Steph89 - 21 juin 2017

« J'ai beaucoup apprécié ce roman car l'écriture en est belle tout en restant tout à fait accessible. Les personnages sont intéressants par leurs contrastes et reflètent aussi bien la bonté que la bêtise humaine. Ce livre m'a également fait sourire lorsque l'auteur utilise le patois ou bien lors de la description de scènes très théâtrales.
Bref un heureux mélange entre poésie, histoire et terroir. »

Jml38 - 13 juin 2017

« C'est à la fois un conte rural, un drame, un roman noir sur le thème de la vengeance, un témoignage réaliste de l'horreur de la première guerre mondiale et une belle histoire d'amour et d'amitié.
L'ensemble est servi par une superbe écriture, très poétique dans les descriptions des paysages, des saisons et des sentiments et particulièrement prenante dans la narration des événements dramatiques.
Un superbe roman d'une grande puissance émotionnelle. »

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Art-District Radio - 9/06/2017

Valère-Marie Marchand consacre sa chronique Au fil des pages sur Art-District Radio au roman d'Alexis Ruset Pour que la mort ne crie pas victoire.

Pour réécouter la chronique de Valère-Marie Marchand en podcast, cliquez sur le lien.

Le Républicain Lorrain - Article de Marie Renaud du 04/06/2017

« Pour que la mort ne crie pas victoire, drame d'un microcosme paysan où le meurtre d'un martyr appelle la vengeance, est une geste de tous les temps, de tous les univers. L'histoire de l'étranger sacrifié et de la révolte du juste, du juif errant aux réfugiés des migrations méditerranéennes. »

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Avis des deux lecteurs - Chronique du 27/05/2017

Une très belle lecture

« [...] La Mort est très présente dans ce livre. Celle que l’on souhaite aux autres pour avoir fait ou commis tel ou tel acte. Celle que l’on évite dans ces tranchées, à chaque assaut et qui vous guette à chaque instant.

Pour contraster avec cette Mort, il y a l’Amour de Joseph pour sa famille, pour celle qu’il va rencontrer non loin de la ligne de front. Amour qui est décrit avec beaucoup de poésie, de tendresse, de romance. Certaines scènes font penser à des tableaux.

L’auteur dépeint cette vie du début du 20ème siècle, vie rurale, dure, dans laquelle le curé, le vétérinaire et l’instituteur vont jouer un rôle fondamental dans cette histoire.
Entre manipulations des plus faibles, honneur de ceux qui veulent réparation, vous êtes transportés dans une histoire qui vous fera réfléchir à ce que la bêtise humaine peut engendrer comme conséquences, à cause de rumeurs, de jalousies intestines et de méconnaissances de l’autre. [...] »

Lire la chronique complète sur le blog Avidesdeuxlecteurs

La Cause littéraire - Chronique de Patryck Froissart du 21/04/2017

 

« Avec ce roman d’Alexis Ruset, le lecteur est plongé dans l’atmosphère trouble et mouvante d’un village situé sur la ligne bleue des Vosges, sur le front-est de la guerre de 14/18, quasiment entre les armées allemande et française dont les mouvements le mettent tantôt sous occupation ennemie tantôt en zone provisoirement libérée.

Le lieu de l’action constitue une scène idéale pour une intrigue qui met aux prises dans le petit village de La Harpaille des protagonistes dont certains profitent de l’état incertain des hostilités dans une guerre qui n’en finit pas de ne pas finir, pour donner libre cours à leurs bas instincts, à leurs jalousies, à leur haine de celui qui ne leur ressemble pas, de celui qui n’est pas « des leurs ».

Car le personnage central est venu de l’Alsace, alors allemande, avant la guerre et, dès son installation dans le village, il a suscité curiosité, moqueries, animosité, suspicion, superstition et répulsion. Il est nain, difforme, il arrive un soir monté sur un grand bouc blanc, il parle un alsacien mâtiné d’allemand, il est accueilli et logé par une vieille femme solitaire elle-même rabougrie, laide et édentée, dont la demeure est à l’extrême bout du village (représentation classique de la sorcière et de son habitation excentrée par rapport à la communauté villageoise) et qui lui loue un cabanon isolé dans la forêt proche. Il a, pour compléter l’archétype, des dons « diaboliques » de guérisseur et de vétérinaire. Le monstre et la sorcière…

Il faut ajouter à cette caractérisation classique le fait que le second adjuvant, Octave, qui se pose en protecteur du petit homme, est le forgeron du village, autre figure traditionnelle de personnage aux pouvoirs magiques. [...]

L’auteur enchaîne, dans une atmosphère de concentration haineuse croissante, les scènes qui mènent le village de la simple méfiance initiale à la délation insistante auprès des occupants allemands, lesquels, machiavéliquement manipulés, finissent par condamner à mort le petit homme et par le livrer au lynchage collectif.

Une fois atteint le paroxysme du déchaînement de la violence, une fois le sacrifice rituel accompli, l’auteur entame un second parcours narratif, celui de la vengeance, dont le mécanisme est mis en branle par Octave qui se bat sur le front et qui, patiemment, au rythme de ses permissions, met les principaux responsables en défaut, les dresse les uns contre les autres, jusqu’à les conduire à retourner sur eux-mêmes leur propre méchanceté.

Les événements ainsi se succèdent à un rythme rapide et tiennent le lecteur en haleine jusqu’au dénouement. [...] 

Si on ajoute à la variation des chaînons narratifs l’usage ponctuel de régionalismes dans le récit et du dialecte local dans certains dialogues, on comprend qu’on a là un bon roman socio-historique. [...] »

Patryck Froissart

Lire la chronique intégrale de Patryck Froissart sur La Cause Littéraire

Wukali - La sélection d'Emile Cougut du 10/04/2017

Pour que la mort ne crie pas victoire, un roman attachant d’Alexis Ruset

« [...] Alexis Ruset signe ici un beau roman autour du thème du bouc émissaire sur fond de mentalité rurale de ce début du XXe siècle dans les Vosges. Vos connaissances en patois local vont s’accroître à cette lecture. La mort est omniprésente, mais aussi la lâcheté, l’intolérance, la peur de perdre ce que l’on a, la peur de l’inconnu, de l’autre, de ce que l’on ne comprend pas car ça sort de notre cadre étroit de pensée. L’auteur dans le cadre de cette fiction agit en véritable anthropologue en nous montrant l’engrenage infernal qui broie les individus quand le groupe dont ils font partie, se cherche un exutoire à leurs peur, à travers un bouc émissaire. Alexis Ruset doit être un grand lecteur de l’œuvre de René Girard !

Mais ce roman est aussi un bel hymne à l’amour, à l’amitié qui lient les hommes (et les femmes) bien au-delà des vicissitudes de l’Histoire. Et puis il y a un sentiment trop rarement décrit : l’honneur, l’honneur gratuit, celui qui reste à travers son panache à Cyrano de Bergerac, celui qui éloigne la mort, celui qui confère une dignité certaine à celui qui l’a en lui et qui rachète de fait les turpitudes et les lâcheté du groupe. Car ce qui sauve ce n’est pas le sacrifice d’un bouc émissaire, mais l’honneur symbolisé par une seule personne.

Le lecteur à la fin de Pour que la mort ne crie pas victoire a du mal à croire qu’il vient d’achever une fiction, tant cette histoire paraît réelle. C’est tellement rare qu’il est impossible de ne pas l’écrire. »

Lire l’article complet d’Emile Cougut

Le Salon littéraire - Critique de Bertrand du Chambon du 28/03/2017

Le souffle puissant d’Alexis Ruset

«  Le « petit berger », le nabot, celui qui est « né difforme comme Vulcain » – que l’auteur laissera pour toujours innommé –  ne veut pas subir la haine de ses congénères. Il part, il court sur la ligne bleue des Vosges, trouve refuge dans une famille où on ne lui veut aucun mal. Il va s’occuper des bêtes, de son bouc entre autres : bête de tragédie, émissaire déjà sacrifié (du grec, le mot tragos, peau de bouc, a donné chez nous le mot tragédie). Il va parler avec le père, Joseph, avec Léa, sa fille, et Octave, le frère de celle-ci, jeune forgeron beau comme un athlète, ou peut-être un Atlas. Coq de village ? À peine. Homme déjà mûr, bientôt chair à canon…

[...] La métaphore vivace, l’allitération qui claque, le rythme de la phrase, tout y est. Or, et l’on veut ici rendre sincère hommage à l’auteur, tout au long du roman ce style ample, maîtrisé, mû par un souffle puissant, ne fait jamais défaut.

[...] Dans ce roman, l’évocation du mal, de la haine et de la guerre est proprement formidable.

[...] L’univers d’Alexis Ruset est croquant comme du bon pain et doux comme « une poitrine pigeonnante ». La description des blessures de la guerre, des tranchées, de la nature que l’on saigne à blanc – « Ils travaillaient dans une coupe où les entailles des tronces ruisselaient de sève comme des plaies » – n’en est alors que plus épouvantable ; on croirait toucher des cicatrices.

Roman échevelé mais serein, calme et plein de fureur, cruel et suave à la fois, terrible et cependant bon : on n’a pas lu quelque chose d’aussi fort, en langue française, depuis belle lurette. Il est ahurissant qu’un grand éditeur, si tant est que cela existe, n’ait pas bondi sur cet excellent texte. C’est donc un « petit » éditeur qui l’a choisi, et de ce fait deviendra grand ! »

Lire la critique complète de Bertrand du Chambon sur le salon littéraire

Bertrand du Chambon a également publié un entretien avec Alexis Ruset à lire sur le salon littéraire

The Eden of Books - Chronique du 24 mars 2017

« L’auteur, un agrégé en lettres aux origines vosgiennes, réussit une totale immersion dans cette époque grâce à un vocabulaire spécifique et à l’utilisation du patois présent dans les dialogues. On retrouve les mœurs et les coutumes d’antan, la vie à la campagne. La vie de village s’articule autour des paysans et des personnes importantes comme le curé, l’instituteur, le vétérinaire,… [...] Le racisme dont est victime notre petit homme nous fait penser à notre époque. La peur de l’autre et de la différence. Un autre thème majeur est la guerre. L’auteur est très habile pour décrire cette apocalypse. »

Lire la chronique complète de The Eden of Books

Argoul - Chronique du 20/03/2017

« Entre Genevoix et Flaubert, Alexis Ruset use d’un riche vocabulaire pour nommer précisément les choses, il parsème ses dialogues de quelques expressions de patois, il nous fait vivre l’époque et les personnages en cet anniversaire séculaire de la pire guerre européenne qui fut jamais. Tout cela pour nous enseigner combien la vie importe, et que le positif des gens peut surmonter la pente facile mais mortelle d’accuser, de haïr et de tuer. »

Lire la chronique complète d’Argoul

Mellectures - Chronique du 16/03/2017

« [...] Bien que l’histoire se passe au début du 20e siècle on ne peut que trouver l’histoire férocement d’actualité. [...]

On pourrait dire que ce livre est une plongée dans la vie d’un petit village à l’aube de la guerre mais ce n’est pas seulement cela, c’est aussi et surtout une plongée dans la conscience humaine dans ce qu’elle a parfois d’ambigü , de violent et de généreux. »

Lire l’intégralité de la chronique sur le blog de Mellectures

Histoire et patrimoine bleurvillois - Article de Jean-Marie Cuny du 3 mars 2017

Jean-Marie Cuny, animateur de La Nouvelle Revue Lorraine et collaborateur de Livr’arbitres a lu Pour que la mort ne crie pas victoire, roman d’Alexis Ruset.

« [...] ce roman récemment publié mérite d’être reconnu et apprécié pour sa qualité d’écriture et l’originalité du récit.
Pour ce roman, l’auteur s’est beaucoup inspiré de la vie rurale dans laquelle il a baigné durant son enfance en observant les réminiscences de la vie rurale vécue par les anciens et les récits des veillées d’autrefois. Son ouvrage m’a évoqué les romans d’Erckmann et Chatrian. Le récit est original. Il se situe dans un endroit reculé de la France profonde au début du XXe siècle, à l’entrée de la Grande Guerre.
[...] malgré la rudesse de certaines situations, cet ouvrage présente des pages riches de sentiments profonds, admirablement décrits. Les chapitres nous offrent des rebondissements inattendus. La haine envers un personnage qui n’est pas comme tout le monde est compensée par l’affection pudique de quelques autres.

Mort où est ta victoire, car une fois de plus, malgré tout, la vie est renaissante. »

Lire la chronique complète de Jean-Marie Cuny

Don-Mathieu Santini du Groupe Arapà - Chronique du 16/02/2017

Ce roman est l’hommage d’un homme à une terre qui a pétri son caractère et qu’il a en retour labourée de mots. Des mots forgés dans l’humidité laiteuse des matins froids d’hiver qui nous plongent en 1914 dans un village reculé du massif vosgien.

Malgré ses connaissances avérées des plantes curatives et magiques, malgré les soins qu’il prodigue autour de lui, un petit homme difforme venu d’Alsace pour échapper aux Allemands devient le bouc émissaire d’une partie du village. Il trouvera provisoirement une protection auprès du forgeron, homme brave et loyal dont on suivra les pas jusqu’en première ligne du front. Le martyre du petit homme devenu inéluctable avec la percée allemande ne restera pas impuni et révèlera bassesses et grandeurs de personnages qui sont autant d’expressions universelles de la condition humaine.

La description de la vie dans les tranchées que l’auteur évoque est d’une puissance dramatique remarquable. Maitrisant une langue française à la fois précise et poétique, Alexis Ruset laisse en même temps un bel espace à un patois vosgien alors parlé couramment par une grande partie de la population.

Le contraste entre un monde rural et superstitieux avec celui, rationnel et matérialiste qui naîtra de cette guerre, est aussi important que l’écart linguistique de ce patois vosgien avec la finesse d’expression française que l’auteur juxtapose au fil des pages. C’est sans doute ce qui m’a le plus touché dans cet ouvrage d’Alexis Ruset. Il témoigne de cette richesse qui est celle de ceux qui, ayant acquis une grande culture humaniste et les outils de son expression, n’ont pas oublié la saveur terreuse de la langue de leur enfance et la magie des forêts qui l’ont concrétisée.

Don-Mathieu Santini, groupe Arapà

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