Sans abri, poème de Claude Sarrassat

Sans abri

Au ciel s’effilochent les nuages
Tourmentés par le vent d’hiver.
Un froid dur glace les visages
Des gens dont le pas s’accélère.

Ils regagnent leur domicile,
Auprès du feu, ils auront chaud.
L’ombre a envahi la ville,
Dans la rue les volets sont clos.

Couché dans sa boîte en carton,
Attendant que le jour se lève,
Un homme se blottit au fond,
Avec la crainte qu’on l’enlève.

Ses yeux regardent les étoiles,
Il sent son esprit s’engourdir
Car le sommeil étend sa toile.
Il doit lutter, ne pas dormir.

Quand le matin, un soleil pâle,
Vint éclairer le sol gelé,
On découvrit, triste et banal,
Le corps d’un homme inanimé.

© Claude Sarrassat, février2021

Nous, les gosses - Un quartier de Paris sous l’Occupation

 

poésie

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